Choisir le bon oculaire

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Ce qui compte dans le choix d’un oculaire :

  • La focale (nombre indiqué en millimètre sur chaque oculaire)
  • Le champ apparent exprimé en degrés
  • Le prix : les oculaires à moins de 90 € sont généralement bas de gamme
  • Ce que l’on souhaite observer : planètes ou ciel profond

Lorsque vous achetez un télescope, il est en principe livré avec au moins un oculaire. Sans cet accessoire indispensable, vous ne pourriez pas utiliser votre instrument. L’oculaire est l’élément qui, par son rôle de loupe améliorée, permet d’observer le ciel à travers son tube optique.

Et des oculaires, il en existe des centaines de différentes tailles et s’utilisent généralement selon des domaines d’observation bien distincts. Le prix, quant à lui, peut aller de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’euros. Cet article est là pour vous guider dans le choix des meilleurs oculaires adaptés à votre matériel, et à vous. Vous trouverez en fin d'article une belle sélection d'oculaires.

Avant de choisir votre oculaire

Avant toute chose, il faut savoir, même si cela parait évident, qu’un oculaire est interchangeable. Alors que le télescope que vous avez acheté est là pour plusieurs années. Mon premier conseil est donc de choisir correctement votre instrument d’observation avant d’acheter le meilleur oculaire du monde.

Au moment de l’achat de votre télescope, le ou les oculaires fournis sont en général suffisants pour commencer son observation, mais gardez à l’esprit que pour avoir des prix acceptables, plus ou moins tirés vers le bas, les distributeurs n’incluent que très rarement (voire jamais) des oculaires de milieu ou haut de gamme avec le télescope vendu.

C’est pour cette dernière raison qu’un jour ou l’autre, vous serez amenés à acheter des oculaires plus performants qui fournissent un meilleur confort visuel. D’ailleurs, il ne faut pas hésiter à acheter des oculaires ayant les mêmes caractéristiques que ceux livrés avec votre télescope : si vous les choisissez de meilleure qualité, ils seront en mesure de vous donner une bien meilleure expérience d’observation.

Le choix d’un bon oculaire est aussi important que le choix d’un bon télescope. En effet, l’oculaire constitue la dernière frontière entre votre œil et l’objet céleste que vous souhaitez observer. S’il n’est pas adapté, vous aurez beau avoir acheté le télescope dernier cri, ce que vous verrez risque de n’avoir rien de bien transcendant.

Rôle et principe de fonctionnement d’un oculaire

Contrairement à une idée répandue, l’oculaire ne peut pas améliorer l’image captée par un télescope : l’oculaire est une sorte de loupe très perfectionnée qui grossit l’image afin que cette dernière puisse fournir des détails plus ou moins visibles de l’objet observé. L’oculaire est censé effectuer ce grossissement sans rajouter (ou en rajoutant le moins possible) d’aberration chromatique.

Un oculaire est composé (comme une lunette astronomique) de plusieurs lentilles permettant une limitation maximale des aberrations optiques. Il existe sur le marché un petit nombre de diamètres d’oculaires. On appelle ce diamètre un « coulant ».

Sur les boutiques en ligne, on aperçoit souvent des appellations différentes, mais elles font toujours référence à la même chose : le diamètre de l’oculaire. Et parfois la notation est également différente, selon que l’on parle en pouces ou en millimètres !

Par exemple, si vous tombez sur ce genre de choses :

  • Oculaire avec connexion au télescope 1,25‘’
  • Coulant 31.75mm
  • Coulant 1,25’’

Hé bien sachez que ces trois appellations différentes signifient strictement la même chose. La plupart du temps, vous n’aurez besoin que d’oculaires 1,25’’ (31,75mm), mais sachez qu’il existe d’autres diamètres, comme le 2’’ (50,8mm). Les 1,25’’ et 2’’ sont les plus répandus. Dans cet article je me limite aux oculaires 1,25’’, car les 2’’ sont plutôt réservés aux gros appareils très chers ! Ne confondez pas cette mesure du diamètre avec la mesure affichée sur chaque oculaire, qui correspond à sa longueur focale en millimètres.

Oculaires
Différents types d'oculaires.
© Astroshop

La focale de l’oculaire

Le point le plus important à prendre en considération lors de l’achat d’un nouvel oculaire est sans conteste sa distance focale. Ou longueur focale. Ou focale tout court. De toute façon il s’agit de la même chose. Dans l’optique, on aime bien la redondance !

Bref, la distance focale de l’oculaire, c’est tout simplement la distance qui sépare le foyer image (point de convergence des rayons lumineux) du centre optique de la lentille.

Vous n’avez rien compris ? Ce n’est pas grave ! Mais ne vous inquiétez pas, on ne va pas se lancer dans de lourdes explications techniques, le but n’étant pas ici de devenir un ingénieur en optique, mais de savoir comment choisir ses oculaires correctement !

Cette fameuse focale, c’est ce qui est toujours indiqué sur votre oculaire en millimètres, et également sur les boutiques en ligne : 10mm, 24mm, etc. La focale de l’oculaire représente en réalité le grossissement :

  • Plus la focale de l’oculaire est courte, plus le grossissement est important.
  • Plus la focale de l’oculaire est grande, moins le grossissement est important.

Un oculaire de 4mm de focale aura un énorme grossissement par rapport à un oculaire de 30mm de focale. Celui de 4mm sera très bien adapté pour l’observation planétaire, tandis que celui de 30mm le sera davantage pour l’observation du ciel profond (galaxies, nébuleuses…).

Ce qui importe, c’est de savoir pourquoi il faut choisir tel ou tel oculaire en fonction de sa focale et de ce que l’on souhaite observer. Pour simplifier, voici comment on peut voir les choses :

  • Un oculaire à faible et moyen grossissement servira à observer le ciel profond : nébuleuses, galaxies, comètes.
  • Un oculaire à fort grossissement sera plutôt utilisé pour observer la Lune et les planètes.

Mais cela reste simpliste, car on peut tout à fait observer confortablement un objet du ciel profond assez lumineux avec des oculaires à forts grossissements.

Le champ apparent

L’autre élément fondamental à connaitre avant de choisir un oculaire, c’est le champ apparent, exprimé en degrés. Ce champ détermine l’amplitude de visibilité que vous aurez lorsque vous poserez votre œil contre l’oculaire du télescope. La mesure de ce champ varie généralement de 30° à plus de 100°.

Lorsque votre oculaire présente un faible champ apparent, vous avez la sensation de regarder à travers un hublot ou un trou de serrure. Ce faible champ apparent est utile lorsqu’on souhaite observer des détails sur une planète, ou sur la Lune, même s’il se révèle moins confortable qu’un champ large.

En revanche, si on souhaite avoir une vue plus élargie, par exemple pour observer un amas d’étoiles, il faudra privilégier un champ apparent plus grand. Pour vous donner une idée de ce que cela peut représenter, un grand champ apparent donne l’impression de regarder sur grand écran !

Mais retenez bien que si vous souhaitez acquérir des oculaires avec de grands champs apparents, c’est également la facture qui va s’agrandir !

Il est très intéressant de disposer de plusieurs oculaires différents que l’on pourra utiliser en fonction de l’observation souhaitée : pour du planétaire, on peut privilégier des oculaires à faible champ. Et pour observer le ciel profond, on préfèrera des oculaires grand champ. Le tout évidemment avec des focales différentes !

Que puis-je observer selon le grossissement de mon oculaire ?

Même s’il n’existe pas de réponse absolue à cette question, l’on peut tout de même définir une direction générale. Voici un tableau qui va vous permettre de vous y retrouver facilement :

Observation recherchée Grossissement adapté Diamètre (télescope)
Objets du ciel très étendus : Amas globulaires, éléments brillants de la Voie lactée, galaxies, nébuleuses très vastes, Lune, comètes brillantes Grossissement minimum 90-130 mm
Détails sur les nébuleuses planétaires ou brillantes, amas brillants, Lune, Jupiter et Saturnes entourés de leurs principaux satellites. Grossissement moyen Jusqu’à 200 mm
Observation détaillée des planètes de notre système solaire et la Lune. Observation des nébuleuses planétaires, étoiles doubles, amas globulaires. Grossissement optimal 130 mm et au-delà
Étoile centrale des petites nébuleuses planétaires. Grossissement fort Jusqu’à 400 mm
Division d’Encke de Saturne, petits cratères lunaires, étoiles centrales des petites nébuleuses planétaires. Grossissement maximal 300 mm et au-delà

 

Notez que le grossissement maximal utilisable pour un télescope est une épreuve assez difficile. Outre l’image qui va danser et s’échapper constamment de votre oculaire, il faudra trouver un site disposant d’une obscurité quasi totale (très loin de toute pollution lumineuse) pour pouvoir envisager de bonnes observations.

Comment obtenir le grossissement pour mon télescope ?

Si vous souhaitez connaitre le facteur de grossissement de tel ou tel oculaire par rapport à votre instrument, il vous suffit de deux données : la focale de votre télescope et celle de votre oculaire. En divisant la focale de votre télescope par celle de votre oculaire, vous obtiendrez votre grossissement !

Pour rappel, la dénomination d’un télescope inclut souvent son diamètre et sa focale. Par exemple : Télescope Skywatcher 130/900. Ces chiffres sont en millimètres. 130 mm correspond au diamètre de l’objectif, et 900 mm correspond à la focale du télescope. Si cette information n’est pas indiquée, vous la trouverez en consultant la fiche technique de l’appareil.

Si mon télescope est un 130/900 et que mon oculaire est un 10 mm : 900/10 = 90. Mon oculaire grossit 90 fois.

Maintenant, avec le même oculaire, mais avec un autre télescope, par exemple un 254/1200 : 1200/10 = 120. Le même oculaire grossit 120 fois !

Rapport focal et pupille de sortie

Il est possible d’obtenir toute sa gamme d’oculaires optimaux selon son propre télescope grâce à de petits calculs mathématiques. Il faut d’abord connaitre le rapport focal de son instrument d’observation. Incroyablement simple à obtenir, il s’agit de diviser la focale de son télescope par son diamètre.

Reprenons notre bon vieux 130/900 vu plus haut. Son rapport focal, noté F/D, s’obtient par l’opération suivante : 900:130 = 6,9.

Le rapport F/D de mon 130/900 est donc de 6,9.

Super, mais maintenant qu’est-ce que j’en fais ?

Très simple : en multipliant votre F/D par la pupille de sortie, vous obtiendrez la longueur focale de l’oculaire que vous devez acheter.

La pupille de sortie correspond au faisceau lumineux qui traverse l’oculaire pour pénétrer dans votre œil. La taille de ce faisceau est importante. Sachez tout d’abord qu’elle ne peut excéder 7mm. Ensuite, je considère qu’il vaut mieux prendre comme limite 5mm afin d’être sûr d’obtenir un confort visuel optimal, car une pupille de sortie de 7mm est à peu près utopique.

Bon, passons au cas pratique avec mon 130/900. Si je souhaite observer la Lune, les planètes, et quelques nébuleuses, il va me falloir une pupille de sortie (PS) d’environ 2mm.

Mon calcul sera alors : 2 x 6,9 (formule : PS x F/D). J’obtiens 13,8, et cette valeur correspond à la focale de l’oculaire que je recherche pour observer Lune, planètes et autres nébuleuses. Il me suffit donc de sélectionner des oculaires dont la focale s’approche de la valeur que j’ai calculée. Par exemple, je peux acheter un oculaire de 14mm comme celui-ci.

Si je monte d’un cran pour observer des nébuleuses et galaxies étendues, je refais le calcul avec une pupille de sortie de 3mm : 3 x 6,9 = 20,7. Il me faut donc des oculaires d’environ 20mm pour être comblé ! Essayez également, avec cette focale de 20 a 21mm, de trouver des oculaires grand champ pour plus de confort, comme celui-ci.

À retenir : plus vous augmentez la valeur de la pupille de sortie, plus le grossissement est faible. Plus vous la diminuez, plus il est élevé. Et maintenant essayez par vous-même, à vos calculettes !

Veillez à ce que la valeur de votre pupille de sortie n’aille pas au-dessus de 5mm ni en dessous de 0,5. Au-dessus et en dessous de ces valeurs, il devient quasiment impossible d’observer quoi que ce soit…

Je porte des lunettes : me faut-il des oculaires spéciaux ?

Si vous êtes myope, presbyte, ou hypermétrope, pas de souci : il vous suffira de régler la mise au point de votre télescope pour avoir une image nette !

En revanche, si vous êtes astigmate, vous aurez peut-être besoin d’un oculaire avec un dégagement de 20 mm environ. C’est une information que l’on trouve dans les caractéristiques détaillées des oculaires, sous l’appellation « dégagement oculaire » (relief d’œil en très mauvais français, traduction mot à mot de « eye relief » en anglais).

Le prix des oculaires

Le prix est un élément clé dans le choix des oculaires. Si votre budget n’est pas assez conséquent, je vous conseille d’économiser, car acheter un oculaire pas cher, c’est malheureusement se confronter à une observation de piètre qualité. Pour vous donner une idée, à partir de 90 € d’investissement vous pourrez commencer à trouver de très bons oculaires.

Privilégiez des marques réputées comme Meade, TeleVue (Nagler), Zeiss, Omegon, etc. Notez que certaines boutiques en ligne proposent des mallettes remplies d’accessoires (dont tout un jeu d’oculaires), pour moins de 200 €, ce qui peut s’avérer satisfaisant.

Si vous choisissez des oculaires de mauvaise qualité, et quelles que soient les performances de votre télescope, vous prenez le risque d’avoir des images très mauvaises et pleines d’aberrations optiques. Alors si vous souhaitez un oculaire pas cher, gardez ceux fournis de base avec votre télescope et ne faites pas l’erreur d’acheter du bas de gamme, ce serait parfaitement inutile.

Pour réduire la facture et payer moins pour votre oculaire, vous pouvez éventuellement opter pour une lentille de Barlow, qui est un accessoire permettant de démultiplier le grossissement d’un oculaire. C’est une stratégie qui peut se révéler intéressante, mais le problème reste à peu près identique si vous ne choisissez pas une bonne Barlow (comme les Powermate de TeleVue, qui sont des Barlow améliorées d’excellente qualité).

Cela vous permettra d’économiser un peu sur le prix d’oculaires onéreux, et multiplier les grossissements de vos oculaires jusqu’à 5x. Les Powermate sont une bonne option, car leur qualité optique permet de préserver la luminosité de manière optimale.

Ma sélection d'oculaires !

Je vous propose, pour finir, ma propre sélection d'oculaires. Je les ai choisis minutieusement, en fonction de leur prix mais aussi de leurs grandes qualités optique:

Une dernière chose...

Pour bien choisir son ou ses oculaires, nous avons vu qu’il fallait tout d’abord déterminer ce que l’on souhaite observer. Ensuite, il est rare que l’on ne se satisfasse que d’un seul oculaire. En règle générale, vous devriez en avoir au moins trois, voire quatre pour pouvoir couvrir toutes les observations possibles. Il existe trois points importants à ne pas négliger lors de l’achat d’un bon oculaire : sa focale, son champ apparent et bien sûr le prix.

En parlant de prix, vous devez vous en douter, les oculaires ne dérogent pas à la règle qu'en astronomie, plus c'est cher, et plus c'est performant. Alors pour vous faire un peu saliver, voici une liste des meilleurs oculaires du moment. Attention au prix qui peut dépasser plusieurs centaines d'euros ! Notez que ces prix que j'indique sont donnés à titre indicatif et qu'ils peuvent varier.

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