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Cela fait déjà un petit moment que vous y pensez : vous aimeriez observer les étoiles, mais vous n'y connaissez rien en matériel astronomique et vous ne savez pas par où commencer... Bonne nouvelle, le guide que vous êtes en train de lire est là pour vous aider, pas à pas. Lorsque vous aurez achevé votre lecture, vous devriez être en mesure de savoir quel télescope est fait pour vous !
Les photos de nébuleuses sur Instagram ou la simple vue de la Lune vous ont donné envie d'aller plus loin. Mais voilà : face à la jungle des catalogues, entre les "Smart Telescopes", les Dobsons géants et les lunettes apochromatiques, vous êtes perdu !
Pas de panique. L'optique obéit à des lois physiques qui, elles, ne changent pas. En revanche, la manière d'observer a radicalement évolué ces dernières années.
Voici tout ce que vous devez savoir pour ne pas finir avec un instrument qui prendra la poussière au grenier.
Si vous êtes pressé, vous trouverez à la fin de ce dossier une liste de télescopes pour débutants.
En plus de ce tutoriel sur le choix d'un télescope, j'ai créé un outil dénommé Pyxis, qui est un questionnaire qui peut vous aider à choisir correctement l'instrument de vos rêves. Avec quelques questions simples, Pyxis vous ouvre la voie en vous proposant un type de télescope qui devrait correspondre à ce que vous recherchez. Essayez Pyxis maintenant.
Je vous offre également la possibilité d'utiliser Callisto, qui est un comparateur de télescopes assez puissant. Grâce à cet outil, vous serez en mesure de connaître les différences majeures que l'on peut trouver entre plusieurs télescopes. Il vous suffit de cliquer ou rechercher les télescopes qui vous intéressent (jusqu'à 5 télescopes maximum), et un tableau vous sera présenté avec les spécifications de chaque instrument. À essayer d'urgence !
Si vous êtes un grand débutant dans l'astronomie, pas d'inquiétude. Ce guide se veut complet et vous permettra de connaître facilement et rapidement les éléments clés qui vous permettront de choisir votre prochain télescope en évitant quelques erreurs que vous auriez pu faire sur un achat compulsif.
Prenez bien le temps de digérer cet article avant d'acheter votre matériel. Cela vous permettra de l'apprécier pendant de longues années !
Utiliser un télescope: ce qu'il faut savoir
Tout d’abord, il faut savoir qu’un télescope, c’est comme une voiture, un vélo ou un ordinateur : pour être utilisé correctement, il faut apprendre à s’en servir. Le meilleur télescope sera donc celui que vous saurez maîtriser, ce sera celui avec lequel vous aurez fait beaucoup de pratique.
Alors, acheter un télescope, c’est bien, mais savoir s’en servir, c’est mieux !
Il existe certaines questions qu’il faut se poser avant de faire une telle acquisition :
- Je souhaite plutôt observer des planètes ?
- Je souhaite plutôt observer des galaxies, des nébuleuses, des amas globulaires ?
- Je veux surtout observer la lune ?
- Je rêve de voir le soleil en gros plan ?
- Je veux seulement observer, ou prendre des photos ?
- Quel est mon budget idéal pour un premier télescope ?
- Au fait, je veux un télescope, ou bien une lunette astronomique ?
- J’habite en ville, ou en rase campagne ?
- Suis-je prêt à transporter du matériel lourd régulièrement ?
- Ai-je la patience d'apprendre des réglages techniques ?
Ces questions ont une grande importance, car elles vont vous permettre de savoir quel type de télescope acheter en fonction de vos envies. Par exemple, si prendre des photos du ciel n'est pas forcément votre priorité, inutile d'investir dans un coûteux matériel que vous n'utiliserez pas à son plein potentiel.
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Quel télescope, pour observer quoi ?
Dans la plupart des cas, lorsqu’on vient d’acquérir un télescope ou une lunette astronomique, le premier objet vers lequel on va pointer son appareil, c’est sans aucun doute la Lune. Pourquoi ? Parce que c’est l’objet le plus proche de nous, et donc le plus facile à observer.
Observer la Lune sera un magnifique début, et même indispensable pour l’astronome débutant. Imaginez : en temps normal, l’observation d’une pleine Lune lors d’une belle nuit étoilée peut être un spectacle ravissant. Mais que dire d’une Lune qui vous révélerait le détail de ses cratères, la beauté de ses mers, dans une résolution absolument stupéfiante ?
Astuce pratique : La pleine Lune est en fait trop lumineuse pour une observation confortable. Préférez le premier quartier ou le dernier quartier, où les ombres révèlent un relief spectaculaire. Un filtre lunaire (environ 15-25 €) est fortement recommandé pour réduire l'éblouissement.
Et pourquoi pas le soleil ?
Le soleil ? Bien sûr, mais ATTENTION ! Ne regardez JAMAIS dans votre télescope en direction du soleil sans un filtre adapté, vous risqueriez de vous brûler la rétine de façon irréversible… En effet, le grossissement de l’oculaire du télescope va concentrer la lumière émise par le soleil en un seul point, exactement comme une loupe !
Pour observer le Soleil en toute sécurité, vous aurez besoin :
- D'un filtre solaire certifié ISO 12312-2 qui se place devant l'objectif (40-150 € selon le diamètre)
- Ou d'un télescope spécialisé H-alpha (1500-3000 €) pour voir les protubérances solaires
Comment bien choisir son télescope pour voir la Lune ?
Si vous ne deviez retenir qu'une seule chose lors de la sélection de votre futur télescope, ce serait le diamètre, également appelé l’ouverture. En effet, c’est le diamètre du tube qui va faire la différence, contrairement aux mauvaises publicités que l’on peut trouver parfois, qui vantent des grossissements démesurés (exemple : « ce télescope grossit 450 fois ! »). Ne faites pas confiance à une enseigne qui vous ferait la promotion d'un télescope qui grossit des centaines de fois : la qualité de l’objet que vous observeriez reviendrait à la même chose que regarder une étoile de mer devant vous… à 50 mètres sous une eau polluée !
Pourquoi le diamètre est-il si important ?
Plus le diamètre est grand :
- Plus le télescope collecte de lumière
- Plus vous pouvez voir d'objets faibles (galaxies, nébuleuses)
- Plus les détails sont visibles
- Plus le grossissement utile maximum est élevé
Règle d'or : Le grossissement maximum utilisable est d'environ 2 fois le diamètre en millimètres. Pour un télescope de 150 mm, le maximum utile sera donc de 300x. Au-delà, l'image devient floue et inutilisable.
Le rapport F/D : un critère à comprendre
Le rapport F/D (focale divisée par diamètre) vous indique les performances de votre instrument :
- F/D < 5 (courte focale) : Idéal pour le ciel profond, champ large, lumineux
- F/D 5-8 (focale moyenne) : Polyvalent, bon pour tout
- F/D > 8 (longue focale) : Excellent pour le planétaire et la Lune, détails fins
Exemple : Un télescope 150/750 a un F/D de 5 (750 ÷ 150), parfait pour les galaxies. Un 150/1200 a un F/D de 8, meilleur pour observer Jupiter.
Qu'est-ce qu'un réfracteur ?
Le réfracteur est une lunette astronomique, ou télescope à lentilles. C’est plus fin qu’un télescope traditionnel. La lunette constitue un très bon choix pour un débutant désireux d’observer la Lune et les planètes.
Pour qui ? Le débutant qui veut observer la Lune et les planètes sans réglages, ou l'astrophotographe expert (avec des modèles coûteux).
Avantages : Image très piquée, robuste, pas de réglage des miroirs (collimation), insensible à la turbulence interne.
Inconvénients : À diamètre égal, c'est très cher. Une lunette de 100mm coûte souvent le prix d'un télescope de 200mm. Attention au "chromatisme" (halo bleu/violet autour des étoiles) sur les modèles d'entrée de gamme.
Pour observer correctement la Lune et les planètes en ville, une lunette de 70 à 100 mm d'ouverture fera parfaitement l'affaire.
Qu'est-ce qu'un réflecteur ?
Le télescope est le nom générique que l'on donne en principe au réflecteur. Le réflecteur, contrairement au réfracteur (lunette) est muni de divers miroirs, tandis que ce dernier (la lunette) est constitué de lentilles… Le télescope est plus gros que la lunette, donc relativement plus difficile à transporter si vous habitez en ville et que vous voulez partir observer à la campagne pour éviter au maximum la pollution lumineuse…
Pour qui ? Celui qui veut en voir le plus possible pour son budget (Ciel profond : galaxies, nébuleuses).
Avantages : Le prix ! C'est le champion du rapport diamètre/prix. Pas de chromatisme.
Inconvénients : Plus encombrant. Nécessite de temps en temps un réglage des miroirs (collimation) – c'est impressionnant au début, mais on s'y fait très vite.
Pour observer galaxies, nébuleuses et autres amas d'étoiles, un télescope Newton de 150 mm minimum est recommandé. Pour des résultats vraiment impressionnants en ciel profond, visez 200 mm ou plus.
Schmidt-Cassegrain et Maksutov-Cassegrain
Les télescopes Schmidt-Cassegrain et Maksutov-Cassegrain, grâce à leurs tubes compacts qui facilitent le transport, sont d'excellents instruments pour l'observation planétaire. Leur technologie s'appuie sur un mélange de lentilles et de miroirs, très compact. Bien qu'ils représentent un investissement plus conséquent, leur polyvalence, et en particulier leur aptitude à l'astrophotographie, en fait des choix très appréciés des astronomes amateurs.
Pour qui ? L'observateur urbain, le voyageur, ou celui qui aime le planétaire.
Avantages : Tube très court (tient dans un sac à dos pour les petits modèles). Mise au point facile.
Inconvénients : Champ de vision étroit (on a l'impression de regarder dans un trou de serrure), prix plus élevé que le Newton.
Télescopes Dobson
Attention, c'est la star du marché. Techniquement, c'est un tube de Newton, mais au lieu d'être perché sur un trépied complexe, il est posé sur une base pivotante au sol (la base "rocker"). Ça change tout.
Pour qui ? Celui qui veut en voir le plus possible pour son budget. C'est l'instrument roi du visuel pur.
Avantages : Le rapport Diamètre/Prix imbattable. Comme vous ne payez pas de trépied sophistiqué, tout votre argent part dans l'optique. Pour 400-500€, vous avez un géant de 150mm ou 200mm. L'utilisation est intuitive : on pousse le tube, on regarde.
Inconvénients : C'est 100% manuel (sauf modèles onéreux). Il faut apprendre à se repérer dans le ciel (ou utiliser une aide type "Push-to"). C'est un instrument volumineux.
Avec leur gros diamètre accessible à un prix modéré et leur monture azimutale simplifiée, les télescopes Dobson sont les champions incontestés de l'observation visuelle du ciel profond, mais leur absence de suivi motorisé précis les rend peu adaptés à l'astrophotographie.
Les "Smart Telescopes" (Vaonis, ZWO, Unistellar)
C'est la nouvelle catégorie qui bouleverse le marché. Ce sont des robots tout-en-un sans oculaire (on regarde sur son smartphone/tablette).
Pour qui ? Le citadin sous pollution lumineuse, le fan de tech, ou celui qui veut des images couleur immédiates sans la complexité technique.
Le concept : Vous posez le télescope, il se repère tout seul via GPS, pointe l'objet et empile les photos en direct pour révéler les couleurs des nébuleuses invisibles à l'œil nu.
Le bémol : On perd le contact direct de l'œil avec l'optique (c'est une image sur écran) et la résolution reste faible comparée à de la vraie astrophoto sur ordinateur. Mais la simplicité est magique.
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La pollution lumineuse : le fléau de l'astronome
Un des problèmes majeurs de l’astronome acharné, c’est de trouver un endroit où la lumière artificielle des villes est la moins présente. En effet, plus vous serez proche des lampadaires de votre quartier, moins vous pourrez observer d’objets dans le ciel.
Pour se rendre compte à quel point cet aspect de l’astronomie est important, il suffit de lever la tête vers les étoiles la nuit, en ville, et observer à l’œil nu le nombre d’étoiles que l’on voit… et de faire de même en pleine campagne. La différence est édifiante…
Les possibilités d'observation varient radicalement selon l'environnement : en zone urbaine très polluée, seuls la Lune et les planètes les plus brillantes sont bien visibles, tandis que le ciel profond est pratiquement inaccessible. En banlieue ou en périphérie, la visibilité s'élargit aux amas d'étoiles et aux nébuleuses les plus lumineuses. C'est finalement sous un véritable ciel noir, en pleine campagne, que l'observateur peut pleinement profiter de la Voie Lactée, accéder à la majorité du catalogue Messier, et distinguer les galaxies et nébuleuses les plus ténues, conditions également indispensables pour pratiquer l'astrophotographie du ciel profond.
Astuce : Utilisez le service Light Pollution Map pour trouver les zones sombres près de chez vous. Vous serez surpris de découvrir qu'à seulement 30 ou 40 kilomètres de votre domicile, le ciel peut être considérablement plus noir.
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Une lunette vous permettra d’observer correctement la Lune, Saturne et Jupiter en ville, mais si vous souhaitez observer galaxies, nébuleuses et autres amas d'étoiles il vous faudra plutôt un télescope, aller en pleine campagne, et là, vous serez comblés !
Je ne sais toujours pas quel télescope choisir !
La raison est simple : il est très difficile d’apporter à cette question une réponse toute faite, car cela dépend vraiment de ce que vous souhaitez observer. Ce qu’il faut retenir, c’est que plus la taille de l'instrument est volumineuse, ou plutôt, plus le diamètre (ouverture) est grand, plus la capacité du télescope à recueillir de la lumière et des objets détaillés sera élevée… Ensuite, tout n’est qu’une question de moyens.
Le prix d’un télescope
Si vous souhaitez offrir un télescope pour Noël à un enfant, où si vous souhaitez débuter dans l’observation des étoiles, vous pourrez réaliser ce rêve sans pour autant vous ruiner. En effet, dans la multitude de lunettes et de télescopes disponibles sur le marché, il y en a un grand nombre parfaitement adapté pour les débutants, et pour toutes les bourses. Si vous êtes un parfait débutant, voici le choix malin du moment : le Skywatcher Heritage 130. Il est compact, se pose sur une table de jardin, s'installe en 30 secondes et offre des images lumineuses pour un budget très contenu.
Voici d'autres télescopes & lunettes qui sont de très bon choix pour débuter :
Le champion du budget (moins de 300 €) :
Skywatcher Heritage 130 (Dobson de table). Un diamètre généreux, ultra-transportable, imbattable à ce prix.
Pour ceux qui veulent de l'aide pour trouver les astres :
Gamme Celestron StarSense Explorer (LT 80 ou DX 130). Ces télescopes utilisent votre smartphone et un miroir pour vous guider dans le ciel. C'est magique pour apprendre sans frustration.
Le "Vrai" télescope pour la vie (350 - 500 €) :
Dobson 150/1200 (Skywatcher ou GSO). C'est le grand frère posé au sol. Plus stable, plus gros. C'est l'instrument de référence pour débuter sérieusement le visuel.
L'option 100% Automatique (Smart Telescope) :
Seestar S50 ou Dwarf 3. Un petit robot qui fait des photos tout seul. C'est une autre philosophie, mais quel plaisir de voir des nébuleuses en couleur sur son écran en pleine ville !
On peut affirmer qu’avec un budget aux alentours de 300 à 600 €, il est possible de s'offrir un instrument de très grande qualité qui durera des années.
Par contre, évitez absolument d’acheter des télescopes en supermarché à la période de Noël ou sur les marketplaces douteux (marques inconnues promettant des grossissements de "1000x"). Fuyez également les trépieds qui semblent fins comme des allumettes. Il y a fort à parier que vous soyez déçus : optique médiocre, monture inutilisable car trop tremblante... Restez sur les marques reconnues de l'astronomie (Skywatcher, Celestron, Omegon, Bresser, ZWO).
Si vous avez de gros moyens financiers pour l'achat d'un télescope, faites attention : plus l’engin coûte cher, plus il risque d’être très imposant (pas toujours, mais souvent : problème d’encombrement, de transport…). De plus, il risque d’être assez difficile à prendre en main : un peu comme un appareil photo rempli de fonctionnalités dont on n’utilise qu’un faible pourcentage.
Encore une chose qui a son importance : sachez qu’un télescope sans monture adaptée n’est pas un bon télescope.
Les montures : le pilier de votre télescope
Pour pouvoir soutenir, orienter le télescope et le diriger dans la direction souhaitée, il a besoin d’une monture. Il existe plusieurs types de montures pour télescopes :
La monture azimutale
La monture azimutale est la plus simple et la plus intuitive. Elle permet des mouvements haut/bas et gauche/droite, exactement comme lorsque vous tournez la tête pour regarder autour de vous. Elle est légère, peu coûteuse et facile à utiliser, même pour les enfants.
Cette simplicité fait sa force pour les débutants. La mise en station est rapide, vous posez le trépied, vous montez le télescope, et c'est parti. Elle est également idéale pour l'observation terrestre si vous souhaitez regarder un oiseau sur une branche ou un bateau au loin.
Cependant, elle a ses limites. Le suivi manuel devient vite fastidieux lorsqu'on monte en grossissement, car la rotation de la Terre oblige à réajuster constamment la position. Et surtout, elle n'est pas adaptée à l'astrophotographie en pose longue, sauf pour de simples photos de la Lune.
Cette monture est donc idéale pour les débutants, l'observation visuelle occasionnelle, et les lunettes légères qui ne demandent pas un suivi trop précis.
La monture altazimutale motorisée
Il s'agit d'une évolution de la monture azimutale, équipée de moteurs et d'un système GoTo de pointage automatique. Elle possède une base de données intégrée qui connaît l'emplacement de milliers d'objets célestes. Quelques exemples ici.
L'avantage majeur, c'est la localisation automatique des objets. Vous n'avez plus besoin de connaître le ciel par cœur, vous sélectionnez ce que vous voulez voir dans le menu, et le télescope pointe automatiquement. Le suivi motorisé compense la rotation terrestre, ce qui rend l'observation beaucoup plus confortable. C'est particulièrement adapté aux débutants qui pourraient être intimidés par le repérage manuel.
Le revers de la médaille, c'est le prix, qui grimpe sensiblement. Ces montures nécessitent des piles ou une batterie, qu'il faut penser à recharger ou remplacer. Et en astrophotographie longue pose, la rotation de champ inhérente au système azimutal reste problématique.
La monture équatoriale
La monture équatoriale est la référence pour l'observation sérieuse et l'astrophotographie. Son axe principal est parallèle à l'axe de rotation de la Terre, ce qui change tout. Avec cette configuration ingénieuse, un seul mouvement permet de compenser parfaitement la rotation terrestre.
Le suivi est donc parfait et ne provoque aucune rotation de champ, ce qui est indispensable pour l'astrophotographie sérieuse. Équipée d'un moteur sur l'axe d'ascension droite, l'observation devient extrêmement confortable, vous pouvez passer des heures sur un objet sans avoir à toucher aux réglages.
Le prix à payer, c'est la complexité de la mise en station. Il faut aligner l'axe polaire sur l'étoile Polaire avec précision, surtout pour l'astrophotographie. Cette opération peut sembler intimidante au début, mais elle devient rapidement une routine. La monture est aussi plus lourde et encombrante qu'une azimutale, et moins intuitive pour un débutant total. Quelques exemples ici.
La monture Dobson
Les Dobson sont un peu un cas à part dans l'astronomie. Certains astronomes férus d'observation directe ne jurent que par ce type de monture, tandis que d'autres, comme les astrophotographes, ne voudront pas (trop) en entendre parler.
À la différence des autres types de montures, Dobson ne se réduit pas à seulement une monture : c'est tout un ensemble qui constitue le plus souvent un télescope de Newton de gros diamètre installé sur une monture azimutale simplifiée. L'atout majeur du Dobson est donc bien son diamètre important pour un prix abordable, permettant des observations d'un niveau de détail époustouflant. Quelques exemples de Dobson ici.
Si votre intention est par-dessus tout le reste le visuel, c'est-à-dire l'observation pure, vous devriez songer sérieusement à l'acquisition d'un dobson, comme ce magnifique télescope.
© NASA/ESA/STScI
Quelle apparence auront les étoiles et les planètes dans mon télescope ?
La réponse à cette question n'est pas évidente. Nous allons cependant tenter d'y répondre ! Peut-être que le meilleur moyen de savoir ce que vous allez voir dans un télescope, c'est de vous rendre dans un club d'astronomie près de chez vous.
Vous y trouverez à coup sûr des gens très sympathiques qui vous laisseront essayer leur matériel d'astronomie. Cela vous permettra de vous rendre compte de ce que c'est d'utiliser un télescope, et surtout vous verrez en réel comment on peut voir la Lune, Saturne, Jupiter, etc.
Le planétaire
Concrètement, il faut savoir que lorsque vous observerez une planète telle que Saturne, ne vous attendez pas à la voir en gros plan avec tous les détails dans votre télescope. Sachez que vous pourrez cependant facilement distinguer ses anneaux, ce qui est déjà énorme. Vous pourrez également admirer Jupiter et percevoir ses larges bandes rouges, et avec un peu de chance, vous pourrez même voir sa grande tache rouge ! En revanche, il sera assez difficile (mais pas impossible) d'observer des planètes telles que Mercure (trop petite et trop proche du Soleil). Uranus et Neptune sont visibles, mais au mieux vous verrez un petit point coloré.
Ce qui est intéressant dans l'observation planétaire, c'est que les planètes sont des objets très lumineux. Il est par conséquent tout à fait possible de les observer confortablement même si vous habitez en ville.
Le ciel profond
Contrairement au planétaire, l'observation du ciel profond (nébuleuses, amas globulaires, galaxies, etc.) va vous demander plus de rigueur. En effet, si vous observez en ville, vous aurez beaucoup de mal à repérer et observer ces objets, qui renvoient une quantité très faible de lumière. C'est pourquoi il vaut mieux vous déplacer à la campagne pour jouir pleinement de ce type d'observation. De plus, sachez que lorsque vous pointerez votre télescope sur l'un de ces objets, ne vous attendez pas à voir une galaxie ou une nébuleuse avec des milliers de couleurs chatoyantes, telles qu'on peut trouver dans les livres d'astronomie ou sur internet.
Au risque de casser un mythe, sachez que ce que vous verrez dans votre instrument, ce sera plutôt une tache laiteuse un peu floue... Tant que votre télescope aura un diamètre inférieur à 200 mm. C'est avec un télescope d'au moins 250 mm que les résultats commenceront à être intéressants pour observer les galaxies et autres nébuleuses.
On retiendra donc que pour observer confortablement le ciel profond, il vaudra mieux se tourner vers un télescope d'au moins 250 mm de diamètre, car les objets du ciel profond émettant peu de lumière, il faut utiliser un appareil permettant d'en récolter le plus possible.
Simulateur de télescope
Pour avoir une idée plus concrète de ce que vous pourrez observer dans votre télescope ou votre lunette astronomique, je vous recommande de visiter le site http://www.stelvision.com. Ce site vous permet d'entrer les caractéristiques de votre futur télescope, et en fonction de ces caractéristiques, il vous calcule et affiche une image telle que vous pourriez la voir au télescope ! Voici un exemple de comment vous pourriez voir Saturne avec un télescope 130/900 et un oculaire ayant une focale de 6 mm : Saturne au télescope 130/900.
Le site Stelvision vous permet donc d'effectuer divers essais pour savoir ce que vous pourrez voir au télescope : la Lune, Saturne, les Pléiades, la galaxie d'Andromède, la nébuleuse d'Orion... Veuillez noter cependant que même si l'image affichée donne un bon aperçu de la réalité, ce que vous pourriez voir au télescope est susceptible d'être différent (pollution lumineuse et atmosphérique, lieu d'observation). Au passage, si vous avez besoin d'une carte du ciel très bien réalisée, je vous conseille vivement la carte Stelvision 365 que vous pouvez trouver chez Amazon.
Et si je veux faire de l'astrophotographie ?
L'astrophotographie est une discipline bien à part dans le monde de l'observation astronomique. C'est un domaine fascinant mais exigeant qui demande un investissement en temps, en apprentissage et en matériel.
Avant de se lancer
Il faut bien connaître le ciel pour savoir où pointer son instrument. Maîtriser son télescope est indispensable, vous ne pouvez pas débuter simultanément dans l'observation et la photo. Un budget conséquent, à partir de 800 euros minimum, est nécessaire. La patience et l'aptitude technique sont de mise. Et il faut accepter qu'il y aura une courbe d'apprentissage importante avant d'obtenir de beaux résultats.
Deux disciplines bien différentes
L'astrophotographie planétaire est la plus accessible des deux. Avec un budget de 400 à 1000 euros, vous pouvez vous lancer. Une caméra planétaire coûte entre 150 et 400 euros. L'avantage majeur, c'est que c'est possible en ville. La technique consiste à filmer des vidéos de milliers d'images que l'on empile ensuite avec des logiciels gratuits comme AutoStakkert, Registax ou WinJupos.
L'astrophotographie du ciel profond est bien plus exigeante. Le budget démarre à 1500-5000 euros et peut monter bien plus haut. Une caméra astronomique refroidie coûte entre 500 et 2000 euros. Une monture équatoriale motorisée avec système de guidage représente un investissement de 800 à 3000 euros. Un ciel noir est absolument impératif, contrairement au planétaire. La technique repose sur des poses longues de plusieurs minutes, avec des logiciels de traitement comme DeepSkyStacker, PixInsight ou le gratuit Siril.
Le matériel minimum pour débuter
Pour la photo planétaire, il vous faut un télescope de 150 mm minimum sur une monture stable, et les logiciels gratuits mentionnés plus haut. Le budget total tourne autour de 600 à 1000 euros.
Pour le ciel profond, vous aurez besoin d'un télescope ou d'une lunette apochromatique, d'une monture équatoriale motorisée type NEQ5 ou HEQ5, d'un système de guidage avec lunette guide et caméra de guidage, d'une caméra astronomique refroidie, de filtres, et des logiciels de traitement. Le budget total s'élève facilement à 2500-5000 euros.
L'alternative moderne
Pour 1500 à 3000 euros, un télescope intelligent comme le Vespera ou le Seestar vous donnera d'excellents résultats en astrophotographie du ciel profond sans aucune courbe d'apprentissage. Pour quelqu'un qui veut juste obtenir de belles images sans s'investir dans la technique, c'est une option à sérieusement considérer.
L'image est floue dans mon télescope !
Si vous optez pour un télescope Newton, vous allez devoir vous familiariser avec un terme technique : la collimation. Il s'agit de l'alignement précis des miroirs dans le télescope. Une collimation parfaite est absolument indispensable pour obtenir des images nettes et exploiter pleinement les capacités de votre instrument.
Pourquoi est-ce si important ?
Une mauvaise collimation provoque des images floues et peu contrastées, les étoiles apparaissent déformées au lieu d'être rondes, vous perdez énormément de détails sur les planètes, et les performances de votre télescope peuvent être réduites de 50 % ou plus. C'est dire si ce réglage est crucial !
À quelle fréquence faut-il collimater ?
La réponse dépend de votre usage. Après chaque transport, les vibrations et les chocs, même légers, désalignent les miroirs. Si votre télescope reste installé de façon permanente, une collimation tous les un à deux mois suffit généralement. Avant une soirée importante où vous comptez observer une planète dans les meilleures conditions, un petit contrôle ne fait jamais de mal.
Les outils nécessaires
Pour collimater correctement, vous aurez besoin d'un œilleton de collimation, qui coûte entre 20 et 30 euros, pour l'alignement du miroir secondaire. Un laser de collimation, entre 30 et 60 euros, permet un alignement rapide et précis. Il est aussi possible d'utiliser la méthode avec une étoile, qui est gratuite mais plus technique et demande de l'expérience.
Est-ce vraiment difficile ?
Je ne vais pas vous mentir : la première fois, cela peut prendre entre 30 et 60 minutes et donner une impression de complexité. On a l'impression de ne rien comprendre, de tourner des vis dans tous les sens sans savoir ce qu'on fait. Mais après cinq à dix tentatives, l'opération devient un automatisme et ne prend plus que 5 à 10 minutes. C'est comme faire ses lacets ou conduire une voiture, au début c'est difficile, puis ça devient naturel.
Si la perspective de devoir collimater régulièrement votre télescope vous effraie vraiment, vous avez deux alternatives. La première, c'est d'opter pour une lunette astronomique qui ne nécessite aucune collimation. La seconde, c'est de vous tourner vers un Maksutov-Cassegrain, dont la collimation est rarissime, seulement après un choc important.
Pour en savoir plus, lisez mon article sur la collimation d'un télescope.
Le choix des oculaires
L’oculaire, c’est l’œil du télescope : sans oculaire adapté, point de salut. En fait, c’est l’oculaire qui s’occupe de grossir l’image, c’est grâce à lui que pourront se dévoiler sous vos yeux émerveillés la beauté des astres…
Il est possible d’utiliser différents types d’oculaires pour le même télescope. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il existe principalement deux tailles (en fait, leur diamètre, généralement appelé « coulant ») d’oculaires :
- Les oculaires de 31,75 mm (1,25 pouce)
- Les oculaires de 50,8 mm (2 pouces)
Comment fonctionne le grossissement ?
Le calcul est simple : le grossissement est égal à la focale du télescope divisée par la focale de l'oculaire. Prenons un exemple concret avec un télescope 150/750 mm équipé d'un oculaire de 10 mm : 750 divisé par 10 donne 75 fois de grossissement. Si vous changez pour un oculaire de 25 mm, vous obtenez 750 divisé par 25, soit 30 fois de grossissement. Plus la focale de l'oculaire est petite, plus le grossissement est important.
Les diamètres d'oculaires
Il existe principalement deux tailles standard. Le coulant de 31,75 mm, qui correspond à 1,25 pouces, est le standard universel que l'on trouve partout. Le coulant de 50,8 mm, soit 2 pouces, est réservé aux oculaires de grand champ pour le ciel profond, mais ces oculaires sont plus chers et plus lourds.
Les différents types d'oculaires
Les oculaires Kellner sont l'entrée de gamme. Pour 40 à 60 euros l'unité, ils offrent un champ étroit de 40 à 45 degrés. Ils sont corrects pour débuter mais on sent rapidement leurs limites.
Les Plössl représentent le meilleur rapport qualité/prix. Entre 50 et 100 euros l'oculaire, ils proposent un champ de 50 à 52 degrés et constituent le standard que je recommande pour la plupart des amateurs.
Les oculaires grand champ, pour les amateurs plus sérieux, coûtent entre 100 et 250 euros. Leur champ de 60 à 82 degrés procure un confort exceptionnel. Les marques Explore Scientific et Meade Ultra Wide Angle font référence dans cette catégorie.
Enfin, le haut de gamme, réservé aux experts, se situe entre 300 et 600 euros l'oculaire. Avec des champs de 100 à 110 degrés, l'expérience devient véritablement immersive. Les TeleVue Ethos et les Nikon NAV sont des légendes parmi les astronomes.
Quelles focales choisir ?
Pour bien débuter, je recommande un kit de base de trois oculaires. Un oculaire de longue focale entre 20 et 25 mm pour le repérage et le ciel profond avec un champ large. Un oculaire de focale moyenne entre 10 et 12 mm, vraiment polyvalent et bon sur tout type d'observation. Et un oculaire de courte focale entre 5 et 6 mm pour le planétaire et la Lune, afin de révéler les détails fins.
Reprenons l'exemple du télescope 150/750. Avec un oculaire de 25 mm, vous obtenez 30 fois de grossissement, parfait pour le repérage. Avec 10 mm, vous montez à 75 fois, idéal pour une utilisation polyvalente. Et avec 5 mm, vous atteignez 150 fois, excellent pour observer Jupiter et Saturne en détail.
La lentille de Barlow, alliée ou ennemie ?
Une Barlow est une lentille qui multiplie la focale de vos oculaires. Une Barlow 2x double le grossissement de chaque oculaire, une Barlow 3x le triple. L'avantage économique est évident : trois oculaires deviennent six possibilités de grossissement, et c'est compact.
L'inconvénient, c'est une légère perte de qualité d'image, surtout avec les modèles bas de gamme à moins de 30 euros qui sont franchement décevants. Ma recommandation, c'est d'investir dans une bonne Barlow 2x entre 60 et 100 euros. C'est un excellent investissement qui vous permettra de varier les grossissements sans vous ruiner en oculaires.
Les oculaires les plus couramment utilisés sont sans conteste ceux mesurant 31,75 mm, c’est-à-dire 1,25’’. Si vous vous interrogez sur les bonnes méthodes pour bien choisir ses oculaires, je vous invite à lire mon article dédié sur la question.
Les accessoires indispensables du télescope
Au-delà du télescope et des oculaires, certains accessoires transforment radicalement votre expérience d'observation.
Pour bien commencer
Certains accessoires sont vraiment obligatoires. Un filtre lunaire variable, entre 20 et 30 euros, réduit l'éblouissement et rend l'observation de notre satellite bien plus confortable. Une lampe rouge à LED, pour 10 à 15 euros, préserve votre vision nocturne contrairement à une lampe blanche qui vous obligerait à recommencer l'adaptation à l'obscurité.
Une carte du ciel tournante, comme l'excellente Stelvision 365 à environ 20 euros, reste un compagnon précieux même à l'ère du smartphone. Un chercheur point rouge, généralement entre 25 et 40 euros, facilite énormément le pointage, mais il est souvent fourni avec le télescope.
D'autres accessoires sont fortement recommandés même si pas strictement obligatoires. Une application mobile comme Stellarium (gratuit) ou SkySafari (jusqu'à 30 euros) transforme votre téléphone en planétarium de poche.
Une housse de transport, entre 40 et 100 euros, protège votre précieux instrument. Une valise pour ranger vos oculaires, autour de 20 à 40 euros, vous évitera de les chercher dans le noir. Un kit de nettoyage optique avec poire soufflante et chiffons microfibre, environ 25 euros, vous permettra de garder une optique propre.
Pour aller plus loin
Si vous voulez progresser dans la pratique visuelle, un jeu d'oculaires de qualité Plössl, entre 150 et 400 euros pour trois ou quatre pièces, fera vraiment la différence. Un filtre UHC ou OIII, entre 80 et 150 euros, révèle les nébuleuses en augmentant le contraste. Un collimateur laser pour votre Newton vous fera gagner un temps précieux. Un oculaire réticulé, entre 60 et 100 euros, permet des mesures précises pour ceux qui veulent approfondir.
Pour l'astrophotographie débutant, un adaptateur photo pour smartphone, entre 30 et 50 euros, permet de réaliser facilement des photos de la Lune et des planètes très satisfaisantes.
Un moteur de suivi pour monture équatoriale, entre 100 et 200 euros, facilite grandement le suivi des objets. Un intervalomètre, autour de 20 à 40 euros, sert de déclencheur automatique pour vos séries d'images.
Pour le confort d'utilisation, un chercheur Telrad entre 60 et 80 euros permet un pointage sans avoir besoin de mettre l'œil dans le chercheur classique. Une petite table pour poser vos accessoires, entre 40 et 80 euros, améliore l'organisation sur le terrain. Une batterie externe, entre 50 et 150 euros, alimente les moteurs toute la nuit. Un système de chauffage anti-buée, autour de 40 à 60 euros, évite la condensation sur l'optique lors des nuits humides.
Je vous invite à consulter mon article dédié aux accessoires du télescope. Il s'agit d'un article détaillé qui tente de faire un large tour d'horizon des accessoires que l'on se doit de posséder.
Votre première nuit d'observation : le guide pratique
La théorie c'est bien, mais passons maintenant à la pratique. Voici ce qu'il faut savoir pour que votre première nuit soit une réussite.
La préparation avant de partir
Prenez le temps de vérifier que tous les accessoires sont bien présents dans votre sac. Chargez les batteries et les piles pour votre lampe rouge et les éventuels moteurs. Téléchargez une application de carte du ciel sur votre smartphone si ce n'est pas déjà fait. Consultez la météo en prêtant attention non seulement aux nuages mais aussi à la température, l'humidité et le vent qui influencent grandement la qualité des observations. Vérifiez les heures de lever et coucher de la Lune, car une pleine Lune peut gâcher l'observation du ciel profond.
Même en été, les nuits peuvent être étonnamment fraîches. Prévoyez un pull ou une polaire, une veste coupe-vent, un bonnet car 70 % de la chaleur corporelle s'échappe par la tête, et une boisson chaude en thermos sera toujours appréciée.
Une fois sur place
L'installation prendra entre 15 et 30 minutes. Choisissez un emplacement stable et plat. Orientez votre monture vers le nord en utilisant une boussole ou votre smartphone. Équilibrez le télescope sur sa monture pour qu'il ne bascule pas. Alignez le chercheur sur une cible terrestre éloignée comme un pylône ou un arbre, c'est bien plus facile en plein jour ou au crépuscule qu'en pleine nuit.
Un point absolument crucial que beaucoup de débutants ignorent : vos yeux mettent 30 minutes complètes à s'adapter à l'obscurité. C'est long, mais c'est essentiel. Évitez toute lumière blanche pendant ce temps. Utilisez uniquement votre lampe rouge. Ne regardez pas l'écran de votre smartphone, sauf s'il dispose d'un mode nuit rouge. Une seule exposition à une lumière blanche, et il faut recommencer les 30 minutes d'adaptation.
Le télescope lui-même a besoin d'atteindre la température ambiante avant de donner des images stables. Les miroirs et les lentilles doivent se mettre en température, ce qui prend 30 à 60 minutes selon le diamètre. Sortez votre télescope au moins 30 minutes avant d'observer sérieusement, sinon les images seront floues à cause des turbulences internes.
Pour vos premiers repérages, commencez par la Lune si elle est visible. C'est l'objet le plus facile et le plus gratifiant. Passez ensuite aux planètes brillantes si elles sont présentes. Enfin, une fois que vous êtes bien habitué à manipuler votre instrument, attaquez le ciel profond qui demande plus de technique de repérage.
Problèmes courants et leurs solutions
L'image tremble énormément ? Plusieurs causes sont possibles. Si c'est le vent, essayez de vous protéger derrière un bâtiment ou un bosquet, ou attendez une accalmie. Si la monture semble instable, lestez le trépied en accrochant un poids au crochet central souvent présent sous la monture. Si c'est la turbulence atmosphérique, malheureusement il n'y a qu'à patienter ou observer plus tôt dans la soirée, juste après le coucher du soleil.
Vous ne trouvez pas les objets que vous cherchez ? Utilisez Stellarium en mode nuit rouge pour vous repérer. Commencez par des objets brillants et faciles comme M42 dans Orion, M31 la galaxie d'Andromède, ou M13 l'amas d'Hercule. Vérifiez que l'alignement de votre chercheur est correct, c'est souvent là que se situe le problème.
L'image est floue malgré la mise au point ? Vérifiez la collimation si vous avez un Newton. Assurez-vous que le télescope est bien à température ambiante. La buée peut se former sur l'optique lors des nuits humides, utilisez un sèche-cheveux en mode froid ou attendez simplement qu'elle se dissipe.
Comment Pyxis peut vous aider à choisir votre premier télescope
Avec Pyxis, choisir son télescope n'a jamais été aussi simple ! Répondez sincèrement à quelques questions, et Pyxis déterminera quel type de télescope correspond à ce que vous recherchez. Bien qu'en version Beta, cet outil est capable de déterminer avec une bonne précision quel matériel il vous faut. Alors, n'attendez plus et venez essayer Pyxis !
Callisto : le comparateur de télescopes
Callisto est un autre outil qui vous permet de sélectionner plusieurs télescopes et de comparer leurs caractéristiques afin de vous aider à faire le bon choix. Je vous invite vivement à l'essayer. Si ce type d'outil vous est utile, n'hésitez surtout pas à me le faire savoir en publiant un commentaire ici !
Les alternatives connectées
Depuis quelques années, le monde de l'astronomie amateur change et s'ouvre vers une nouvelle ère : celle des télescopes entièrement connectés, pilotables depuis son smartphone, offrant à cette occasion une toute nouvelle façon d'observer le ciel. Ces solutions, bien qu'onéreuses, sont tout à fait adaptées aux néophytes.
Une nouvelle façon de pratiquer l'astronomie
Ces appareils changent radicalement la donne. Le pointage est automatique grâce au GPS intégré, l'empilement des images se fait en temps réel et vous voyez apparaître progressivement les couleurs des nébuleuses, le partage sur les réseaux sociaux est instantané, aucune connaissance technique n'est requise, et surtout, ils sont parfaitement adaptés aux zones polluées lumineusement où un télescope classique ne montrerait presque rien.
Les modèles disponibles aujourd'hui
La gamme française Vaonis s'est imposée comme une référence. Le Vespera II, proposé autour de 1590 euros, offre une ouverture de 50 mm dans un boîtier de 5 kg avec 4 heures d'autonomie. C'est l'instrument idéal pour les débutants et les familles, avec un excellent rapport qualité/prix.
Le Vespera Pro, à environ 2799 euros, monte à 84 mm d'ouverture avec un capteur refroidi pour une meilleure qualité d'image, destiné aux amateurs plus exigeants.
La marque française Unistellar propose l'eVscope 2, autour de 4899 euros, avec une ouverture de 114 mm. L'originalité de cet instrument réside dans son oculaire électronique qui permet à la fois l'observation et la photo, avec une autonomie remarquable de 10 heures. Il offre aussi la possibilité de participer à des programmes de science participative et de contribuer à la recherche astronomique.
Du côté chinois, le Seestar S50 de la marque ZWO a fait sensation en 2024 avec son prix contenu entre 600 et 700 euros pour une ouverture de 50 mm. Son excellent rapport qualité/prix et sa communauté active en font un choix très populaire.
Le Dwarf III de Dwarf Lab, entre 550 et 650 euros, se distingue par sa compacité, sa légèreté, et l'ajout d'un mode terrestre en plus de l'astronomie.
Pour qui sont-ils vraiment faits ?
Vous devriez sérieusement envisager un télescope connecté si vous habitez en ville avec une forte pollution lumineuse qui rend l'observation visuelle décevante. Si vous voulez des résultats rapides et spectaculaires sans passer par des mois d'apprentissage. Si l'aspect technique de la collimation, de la mise en station et du suivi manuel vous rebute. Si vous aimez partager vos observations sur les réseaux sociaux. Et bien sûr, si vous avez le budget nécessaire, car ces instruments restent un investissement conséquent.
En revanche, évitez cette option si vous aimez justement l'aspect manuel et technique de l'astronomie traditionnelle. Si vous préférez l'observation visuelle pure, mettre votre œil à l'oculaire et voir directement la lumière des objets célestes. Si votre budget est limité à moins de 1000 euros. Ou si vous cherchez de gros diamètres pour l'observation visuelle, car ces instruments privilégient la photo.
Si cela vous intéresse, je vous conseille la lecture de mes articles sur le Stellina de Vaonis et l'eVscope d'Unistellar.
Où acheter son télescope ?
Si vous pouvez trouver un magasin spécialisé, cela vous permettra de toucher le télescope et de vous rendre compte de sa taille et de son encombrement. Pour l'achat, je vous conseille de bien vérifier le prix et voir si vous ne trouvez pas moins cher sur internet. Il existe plusieurs sites de commerce en ligne très réputés qui vous permettront de faire des économies sur les prix. Voici ceux que je conseille :
- Astroshop : leader sur le marché européen, ils ont un impressionnant nombre de produits en stock.
- Optique-pro : ce sont les mêmes qu'astroshop, avec un design plus joli (avis personnel).
- Omegon : le site dédié à la marque Omegon, une marque qui monte, crée par astroshop.
- Amazon : le leader du commerce en ligne, de très bons produits disponibles.
Je recommande fortement les boutiques spécialisées en astronomie. Astroshop.fr et son jumeau au design plus moderne Optique-Pro.fr sont les leaders européens avec un stock impressionnant, un service client compétent, et une livraison fiable. Les retours que j'ai des gens qui se fournissent chez eux sont satisfaisants à 98 %. Il y a donc peu de chances que vous soyez déçus.
Astronome.fr est une boutique française avec une expertise solide et des conseils personnalisés. Le stock est correct même s'il ne rivalise pas avec les géants. Optique-Unterlinden.fr se distingue par un excellent service après-vente et de vrais conseils d'experts. Omegon.eu est la marque propre d'Astroshop et offre un bon rapport qualité/prix.
Du côté des boutiques généralistes, Amazon.fr propose un large choix avec la livraison rapide Prime. Attention cependant à bien vérifier le vendeur et privilégiez les revendeurs officiels. Amazon est particulièrement pratique pour les accessoires et les oculaires.
Par contre, je vous déconseille Nature & Découvertes. Un nombre anormalement important de personnes ont acheté puis rendu leurs appareils. Le problème vient probablement du fait qu'ils ne sont pas vraiment spécialisés dans le matériel d'astronomie. Leur catalogue est certes fourni, mais ils ne semblent pas en mesure de livrer correctement ni de conseiller efficacement.
Les magasins physiques ont-ils encore un intérêt ?
Les magasins physiques permettent de voir et toucher le matériel avant l'achat, ce qui n'est pas négligeable. Les conseils en face à face sont aussi appréciables. Et vous n'avez pas de frais de port à payer. Cependant, les prix sont souvent plus élevés qu'en ligne et le stock est forcément limité par rapport aux boutiques en ligne.
Ma recommandation : allez en magasin pour vous faire une idée de la taille et du poids de l'instrument, touchez-le, manipulez-le. Mais comparez ensuite les prix en ligne avant de sortir votre carte bancaire. Il n'y a aucune honte à cela, c'est juste du bon sens.
Faut-il acheter d'occasion ?
L'occasion peut être une excellente affaire, mais sous certaines conditions. Achetez d'occasion si vous connaissez le vendeur, par exemple quelqu'un de votre club d'astronomie local. Si vous pouvez tester le matériel avant de l'acheter, c'est idéal. L'économie doit être significative, au moins 30 % par rapport au neuf. Et privilégiez un modèle récent qui a été bien entretenu.
Évitez en revanche les ventes en ligne sans possibilité de test, les télescopes de marques inconnues ou exotiques, l'absence de facture ou de garantie, et les prix trop proches du neuf qui ne justifient pas les risques.
Pour chercher de l'occasion, les forums astronomiques comme Webastro ou Astrosurf ont souvent des sections petites annonces. Le site Leboncoin peut fonctionner, mais soyez très prudent et méfiez-vous des arnaques. Les clubs d'astronomie locaux sont la meilleure source, les membres vendent parfois leur matériel quand ils évoluent vers des instruments plus performants.
Rejoindre un club d'astronomie : le conseil numéro un
Avant même d'acheter votre télescope, je vous recommande vivement de rejoindre un club d'astronomie près de chez vous. C'est le meilleur conseil que je puisse vous donner.
Pourquoi c'est si important
Vous pourrez tester différents types de matériel avant d'acheter, ce qui vous évitera des erreurs coûteuses. Vous rencontrerez des passionnés qui vous conseilleront en fonction de votre situation réelle, pas pour vous vendre quelque chose. Vous participerez à des soirées d'observation où l'ambiance et le partage rendent l'expérience encore plus belle.
Vous apprendrez les bases du repérage céleste avec des gens expérimentés qui connaissent tous les trucs et astuces. Vous éviterez les erreurs d'achat classiques du débutant qui se retrouve avec un instrument inadapté. Et certains clubs peuvent même vous prêter du matériel pour vos premières sorties.
La cotisation annuelle tourne généralement entre 20 et 60 euros, ce qui est dérisoire comparé à l'enrichissement que vous en tirerez. Sans compter que cela peut vous éviter un mauvais achat à plusieurs centaines d'euros.
Comment trouver un club près de chez vous
Une simple recherche sur Google avec les mots "club astronomie" suivis du nom de votre ville donne généralement de bons résultats. Le site de la Société Astronomique de France propose une liste des clubs affiliés à travers toute la France. Vous pouvez aussi demander à votre mairie qui dispose souvent de renseignements sur les associations locales.
Conclusion
Choisir un télescope, surtout lorsqu’on est tout à fait débutant, n’est pas une chose facile. Nous espérons néanmoins que ce petit guide à l’attention des débutants vous aura permis d’y voir plus clair, et de faire définitivement le bon choix pour l’acquisition de votre prochain télescope.
Nous vous présentons ci-dessous un petit tableau avec quelques télescopes que nous avons sélectionnés. Ces télescopes sont classés par niveau, le premier du tableau étant celui que nous estimons parfaitement adapté au débutant.
Il existe également un bon nombre de télescopes en vente chez Amazon.
Si vous n'avez toujours pas fait votre choix, je vous recommande la lecture de mon top 10 des meilleurs télescopes, qui regroupe les télescopes préférés des débutants.