Observer le ciel

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Choisir les bonnes jumelles

Choisir les bonnes jumelles, par astrofiles.net

Comment bien choisir ses jumelles ?

Ce guide d'achat de jumelles se destine à toute personne désirant étudier, observer, découvrir des objets distants, aussi bien des objets de la nature (oiseaux) que des objets astronomiques (lune, planètes, galaxies). Si vous êtes pressé, vous trouverez à la fin de cet article un tableau avec une liste de jumelles que nous conseillons.
Vous souhaitez donc acquérir une paire de jumelles, mais vu le nombre incroyable d'instruments disponibles sur le marché, vous vous demandez comment choisir les bonnes jumelles ? Nous allons tenter de répondre efficacement à vos interrogations! Lorsque vous aurez lu ce guide d'achat de jumelles, vous devriez être en mesure de savoir quelles sont les jumelles qu'il vous faut.

Un peu de technique

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il y a quelques petits points techniques qui doivent être bien assimilés pour comprendre comment on doit choisir ses jumelles. Lorsqu'on cherche des jumelles, on s'aperçoit de suite qu'il y a des informations chiffrées, telles que :

Le grossissement

7x50, 10x50, 20x80... Mais qu'est-ce que c'est que ça ?? En réalité, c'est très simple. Voilà ce que cela donne en langage plus clair:

7x50 = GROSSISSEMENT x DIAMETRE

Par exemple, les jumelles 7x50 sont des jumelles dont le facteur de grossissement (ou de rapprochement) est de 7, et dont le diamètre des objectifs (un pour chaque oeil) est de 50 mm. Ah! C'est quand même plus simple dis comme ça, non ? ;-)

Donc, les jumelles 7x50 grossissent 7 fois, cela veut dire que si vous observez un objet situé à 100 mètres, vous le verrez dans vos jumelles comme s'il se trouvait à 14 mètres, c'est à dire 7 fois plus près (100 / 7 = 14).

Pour faire encore plus simple, prenez des jumelles de 10x50... Si vous observez votre voisin ou votre voisine qui se trouve à cent mètres de là, vous la verrez dans vos jumelles comme s'il ou elle se trouvait à dix mètres (cent divisés par dix, ou dix multipliés par cent).
Si l'objet se situe à 1 km, vous le verrez comme s'il se trouvait à 100 mètres de vous. En fait quand vous voyez des paires de jumelles, il suffit de comprendre que le premier chiffre est à multiplier par la distance des objets à observer par rapport à vous, ou diviser la distance qui vous sépare de l'objet par ce facteur de grossissement.

- Ah ouais cool, alors il me suffit de choisir des jumelles avec un super grossissement, comme ça je pourrais observer tout ce que je veux, peu importe la distance!

En fait, ce n'est pas aussi simple : plus le grossissement est fort, et plus un effet de tremblement se fera ressentir, à cause de la distance de l'objet, ce qui deviendra trés difficile pour observer un objet en mouvement car le champ de vision se trouve alors trés réduit. Il faudra donc faire le choix du compromis...
 

Enfant avec des jumelles
 

Le diamètre

Le deuxième chiffre après le x est, nous l'avons dit plus haut, le diamètre des objectifs, exprimé en milimètres. Ce diamètre est important: plus il est élevé, et plus le champ de vision est grand, et plus il collecte de lumière. Et donc plus les objets sont visibles.

- Ah ben là fastoche, il me suffit de prendre des jumelles avec un grossissement moyen, et un diamètre énooorme !?

Pas si vite! La taille du diamètre a de gros avantages, mais il faut aussi prendre en compte l'encombrement de vos jumelles. Plus le diamètre est élevé, et plus les jumelles vont être imposantes, à la fois en poids et en volume. Donc là aussi il vous faudra faire un compromis raisonnable entre ce que vous souhaitez observer et l'encombrement de vos jumelles.

Vous commencez certainement à comprendre que pour choisir correctement ses jumelles, cela dépend de l'utilisation que l'on va en faire, car il existe tout un tas de choses trés différentes que l'on peut observer avec des jumelles :

  • les animaux
  • l'astronomie
  • le théâtre
  • la nature
  • la chasse
  • le bateau

Etant donné que nous sommes sur un site d'astronomie, nous focalisont notre guide d'achat de jumelles à ce domaine. Néanmoins, ce manuel peut parfaitement convenir à toute personne désireuse d'acheter des jumelles, car leurs spécificités sont les mêmes , seule l'utilisation est différente. Pour les amoureux de la nature, voici une paire de jumelle de choix: l'Omegon Ultra HD 10x42, qui est très populaire.

Pour résumer un peu notre étude sur le grossissement et le diamètre, il faut retenir que plus le grossissement est faible, plus il y a de lumière (plus l'objet est visible) et plus l'image est stable et agréable à observer.
Plus le grossissement est élevé, et plus l'objet observé est rapproché, mais moins l'image est stable, plus le champ de vision est réduit. Quant au diamètre, plus il est élevé, plus les jumelles sont encombrantes, mais plus l'image est confortable à observer.

Allez, un petit récapitulatif sous forme de tableaux:

Fort grossissement (10x, 12x, 15x) Faible grossissement (6x, 7x, 8x)
Excellent rapprochement Rapprochement moyen
Tremblement de l'image Bonne stabilité d'image
Moins de luminosité Bonne luminosité
Champ de vision restreint Grand champ de vision

Gros diamètre (50x et plus) Petit diamètre (moins de 50x)
Image très lumineuse Image peu lumineuse
Encombrant Peu encombrant

La pupille de sortie (aussi appelée par ses initiales PS, ou cercle oculaire)

La pupille de sortie correspond au point lumineux que l'on aperçoit lorsqu'on regarde dans les jumelles de loin, c'est-à-dire lorsqu'elles ne sont pas collées sur les yeux.

Cette pupille de sortie est en fait le diamètre de l'image de l'objectif, exprimé en milimètres. Si vous souhaitez connaître la taille de la PS d'une paire de jumelles, il vous suffit d'effectuer cette opération:

diamètre objectif / grossissement = PS

Cette PS est liée à la taille de la pupille de votre propre oeil. Donc, pour des jumelles 10x50, la PS est de 5mm (50 / 10).

La pupille de sortie est différente en fonction de votre âge :

Age Pupille de sortie
Enfant Environ 8 mm
Moins de 50 ans Environ 6 mm
Plus de 50 ans Environ 4 mm

Le type de construction

Il existe deux types de construction dans la fabrication des jumelles :

  • Le prisme de Porro
  • Le prisme en toit

Le prisme de porro constitue l'assemblage le plus courant dans la fabrication des jumelles. On reconnaît facilement ce type de jumelles par leurs objectifs très écartés. Ce type de construction est très solide, et donne aux images observées une très bonne luminosité.

Les jumelles à prismes en toit sont plus chères! Elles sont dotées d'une technologie plus récente que les prismes de Porro, leur grand interêt est qu'elles sont plus étanches, plus compactes et plus légères.

Prismes de porro    Jumelles à prismes en toit

 

L'observation astronomique

Les détails techniques étant acquis, passons aux choses sérieuses, à savoir: le choix des jumelles pour l'observation astronomique!
Lorsqu'on se sent attiré par le ciel et les étoiles, on pense souvent au télescope pour l'obervation de la lune, des planètes et autres nébuleuses et galaxies. Le télescope est l'appareil de prédilection pour tout astronome amateur qui se respecte, et pourtant...

La paire de jumelles constitue le compagnon idéal de l'astronome débutant! En effet, cet instrument est bien moins encombrant qu'un télescope, on peut l'emmener partout, et le sortir à la moindre occasion! Les jumelles sont vraiment un outil de choix pour débuter dans l'observation du ciel. De plus, les jumelles peuvent également servir de jour, pour observer la nature, ce qui est un atout non négligeable.

La plupart des astronomes amateurs vous le diront: même s'ils possèdent le tout dernier télescope à la mode, ils cachent forcément quelque part une bonne paire de jumelles, car elles constituent un très bon complément au télescope.

- Bon alors oui je veux faire de l'astronomie avec des jumelles, mais je ne sais pas lesquelles choisir ?

Il faut savoir que les modèles les plus répandus, ce sont les jumelles 10x50, qui constituent généralement un très bon rapport qualité/prix.

Cependant, plus vous montez dans la gamme, et plus vous obtiendrez de résultats interressants, avec des jumelles 10x60 ou 15x70.

Si vous êtes très motivés, vous pouvez vous lancer dans l'observation des étoiles avec des jumelles 25x100... Mais alors vu la taille de l'instrument, il faut vraiment en vouloir!

En général, lorsque les jumelles sont supèrieures à des jumelles 10x50, il vaut mieux acquérir un bon trépied afin d'éviter de porter un instrument un peu lourd et pouvoir apprécier de manière confortable les objets célestes. Par exemple, si vous achetez une paire de jumelles 20x80, vous pourrez faire des observations absolument surprenantes, mais vous serez obligé de faire l'acquisition d'un bon trépied en prime...

En tous cas retenez ceci : pour un débutant qui souhaite commencer à observer en astronomie, je ne saurais vous conseiller autre chose qu'une bonne paire de 10x50, qui même si elle est moins grosse que la 10x60, elle vous permettra réellement de faire des débuts tout à fait captivants sans avoir besoin d'investir dans un trépied.

Jumelles

Le prix des jumelles

Il est évident que plus l'instrument coûte cher, meilleure sera sa qualité. C'est un principe qui ne s'applique pas à tout, mais concernant de bonnes jumelles, le prix fait quand même beaucoup de différence. Il est très difficile de donner un prix de départ, ou un prix minimum, car des jumelles, il en existe à tous les prix. Mais pour rester raisonnable, disons que votre budget est correct tant que vous ne dépassez pas 300 €. Au-delà de 300 €, c'est que vous avez les moyens de dépenser pour votre passion!

Des jumelles de choix

Pour conclure, voici un tableau avec une liste de paires de jumelles que j'ai sélectionnées et que j'ai classé par ordre de préférence (qualité/prix/ergonomie). Nous vous conseillons d'acheter vos jumelles sur le site optique-pro.fr, car il contient un nombre démentiel de paires de jumelles à des prix vraiment intéressants.

Bon ciel à vous !

Nom et type Prix (estimation) Construction Image
Eschenbach Trophy 10x50 239 € Prismes de porro
Nikon Action EX 10x50 259 € Prismes de porro
Bushnell Legend 10x50 259 € Prismes de porro
Teleskop-Service Jumelles géantes 10x60 89 € Prismes de porro
Orion Mini Giant 15x63 269 € Prismes de porro
Celestron Skymaster 9x63 315 € Prismes de porro

Allez, mes jumelles de rêve, pour la route : Nikon 20x120 à 7700 € !
Vous voulez acheter un bon trépied pour vos jumelles ? C'est par ici !

Le télescope : caractéristiques et définitions

 


Sélection vidéo


Un télescope (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant « regarder, voir ») est un instrument optique qui permet d'augmenter la taille apparente des objets observés et surtout leur luminosité. Son rôle d'amplificateur de lumière étant aussi, voire plus important que son grossissement optique, il permet d'apercevoir des objets célestes ponctuels difficilement perceptibles ou invisibles à l'œil nu.

Les télescopes sont principalement utilisés en astronomie, car leurs réglages ne les rendent propices qu'aux observations d'objets très éloignés.

Gravure représentant le télescope d'Herschel de 40 pieds de focale

 

Gravure représentant le télescope d'Herschel de 40 pieds de focale

 

Le télescope spatial Hubble, un des plus célèbres

Le télescope spatial Hubble, un des plus célèbres

 

Télescope et lunette

Une précision linguistique s'impose ici en raison de la confusion possible dans l'utilisation et la traduction du mot télescope, en particulier lors de la consultation de documentations ou de notices en langue anglaise. En effet, en anglais, le mot telescope désigne deux types d'instruments :

  • l'un, le « refracting telescope », désigne la lunette astronomique avec son objectif composé d'un ensemble de lentilles,
  • l'autre, le « reflecting telescope », désigne le télescope proprement dit avec son objectif composé d'un miroir.

Le terme français ne désigne que le deuxième type. Cet article ne traite que de ce dernier instrument.

 

Histoire

Précurseur du télescope, la lunette d'approche a été conçue en Italie[1] vers 1586 ; son invention est très probablement due à l’opticien italien Giambattista della Porta. Mais c’est en 1609 que l’astronome italien Galilée présenta la première lunette astronomique. Son confrère allemand Johannes Kepler en perfectionna le principe, en proposant une formule optique à deux lentilles convexes.

Réplique du télescope de 6 pouces qu'Isaac Newton présenta à la Royal Society en 1672.

Réplique du télescope de 6 pouces qu'Isaac Newton présenta à la Royal Society en 1672.

Dans un télescope, un miroir concave est utilisé pour former l’image. En 1663, le mathématicien écossais James Gregory fut le premier à proposer la formule du télescope avec un grandissement dû au secondaire. Néanmoins, Mersenne avait, lui, anticipé un système dans lequel le primaire et le secondaire étaient paraboliques, la pupille de sortie était située sur le secondaire, qui servait ainsi d'oculaire. Mais le champ était très faible.

Le mathématicien et physicien anglais Isaac Newton en construisit une première version en 1671. Dans ce type d’instrument, la lumière réfléchie par le miroir primaire concave doit être amenée à une position d’observation, en dessous ou sur le côté de l’instrument. Henry Draper, l’un des tout premiers astronomes américains à construire un télescope, utilisera deux siècles plus tard un prisme à réflexion totale au lieu du miroir plan du télescope de Newton.

Le pionnier fut le télescope de 2,54 m de diamètre de l’observatoire du Mont Wilson, en Californie : demeuré célèbre pour avoir servi dans les années 1920 aux travaux de l’astronome américain Edwin Hubble, son utilisation cessa de 1985 à 1992 sous l’effet de pressions financières.

La conception des télescopes Keck marque une innovation importante : la surface réfléchissante du miroir de chacun des deux télescopes est composée d’une mosaïque de trente-six miroirs hexagonaux, tous orientables individuellement grâce à trois vérins. Elle équivaut à un miroir primaire de 10 m de diamètre, sans en avoir le poids. Des techniques dites d’optique active permettent de jouer sur les vérins pour optimiser le profil de la surface réfléchissante totale.

De son côté, le Very Large Telescope (VLT) de l'European Southern Observatory (ESO), est composé de quatre télescopes, possédant chacun un miroir de 8,20 m. Il est situé au Chili, au sommet du Cerro Paranal, à 2 600 m d'altitude. Il a été équipé en 2002 du système d'optique adaptative NAOS lui permettant d'être deux fois plus précis que le télescope spatial Hubble.

Il est aussi possible aujourd'hui d'utiliser dans le domaine optique les principes de l'interférométrie pour améliorer la résolution. C'est le principe utilisé par les deux Kecks, mais surtout par le VLT dont les quatre miroirs, distants au maximum de 130 m, ont la même résolution théorique qu'un seul miroir de 130 m de diamètre. La sensibilité n'est cependant pas améliorée, et la technique de l'interférométrie reste assez spéciale, souvent utilisée dans des cas très particuliers.

Éléments constitutifs

Les instruments d'observation astronomique sont généralement constitués de deux systèmes optiques complémentaires : l'objectif et l'oculaire.

Objectif

Dans un télescope l'objectif est un miroir concave, le plus souvent parabolique. À la différence des glaces utilisées dans la vie courante, la face réfléchissante est située en avant, de sorte que la lumière ne traverse pas le verre qui sert uniquement de support à une pellicule d'aluminium de quelques centièmes de micromètres. La lumière étant simplement réfléchie et non réfractée, contrairement à ce qui se passe dans une lunette astronomique, l'achromatisme des télescopes est total.

La lumière est ensuite focalisée en un point appelé foyer image. Le faisceau convergent peut être renvoyé vers un oculaire à l'aide d'un second miroir qui est plan dans le cas d'un télescope de Newton. Ce petit miroir provoque inévitablement une obstruction, c'est-à-dire une perte de luminosité ce qui n'est pas grave, mais aussi une légère perte de contraste sans gravité si elle ne dépasse pas 20%.

Oculaire

Oculaires

Oculaires

L'oculaire est la partie de l'instrument qui permet d'agrandir l'image produite par l'objectif au niveau du foyer-image ; un oculaire n'est rien d'autre qu'une loupe perfectionnée. La mise au point se fait en réglant la distance entre l'objectif et l'oculaire. Un télescope est théoriquement un instrument afocal, c'est-à-dire qu'il est possible de faire coïncider le foyer-image du miroir primaire avec le foyer-objet de l'oculaire.

Les oculaires sont interchangeables, ce qui permet de modifier les caractéristiques de l'instrument. Ils sont constitués de lentilles qui introduisent des aberrations optiques plus ou moins bien corrigées selon les modèles. Le plus courant est aujourd'hui l'oculaire de Plössl, les oculaire de Huygens et de Ramsden composés de deux lentilles sont aujourd'hui abandonnés. Le diamètre des oculaires est normalisé, il est donc possible de les utiliser indifféremment sur tout type d'instrument, y compris avec une lunette astronomique. Le standard américain de 1" 1/4 (31,75 mm) est le plus courant. Mais les oculaires de 2" (50,8 mm) sont de plus en plus populaires pour les longues focales, malgré leur prix plus élevé.

Monture

La monture est la partie mobile, celle qui permet d'orienter l'instrument. Il existe trois types de montures :

La monture azimutale

C'est la monture basique, constituée d'un axe vertical et d'un axe horizontal. Elle est d'une prise en main facile mais n'est pas adaptée aux observations prolongées. Elle n'est généralement utilisée que sur les lunettes astronomiques de moins de 60 mm. Elle comporte un défaut majeur qui est la rotation de l'image la rendant impropre aux poses photographiques.

La monture équatoriale

L'usage de cette monture est rendue pratique en raison de la rotation de la sphère céleste. Elle permet de suivre le même astre en faisant pivoter l'instrument sur un seul axe, l'autre étant parallèle a l'axe de rotation de la terre. Pour cela, elle possède quatre axes dont deux permettent de régler, on dit mettre en station, la monture. Les deux autres servant à orienter l'instrument selon les coordonnées célestes données par la déclinaison et l'ascension droite. Cette monture requière de maîtriser les bases de l'astronomie mais elle offre finalement un meilleur confort d'utilisation (voir l'article détaillé monture équatoriale). C'est la monture généralement utilisée sur les télescopes.

La monture altazimutale

Comme la monture azimutale, elle est constituée d'un axe vertical et d'un axe horizontal. Mais, comme la monture équatoriale, elle permet le suivi d'un astre car elle est équipée d'un moteur sur chacun de ses axes. Elle est donc pilotée par un ordinateur intégré dans le télescope, ou extérieur, avec positionnement automatique sur un astre (Fonction dite « Go to ») sans mise en station, mais après indication de la position de deux étoiles en début de séance d'observation. Cette monture est généralement utilisée sur les télescopes Schmidt-Cassegrain de 8 pouces (203 mm) ou plus.

La caractéristique la plus importante de ces dernières années est l'augmentation de la capacité électronique des montures (altazimutales et équatoriales allemandes en particulier) : ces montures permettent le guidage par un autoguideur ou une caméra d'astronomie à double capteur sans avoir à utiliser d'ordinateur extérieur. On peut même piloter un télescope avec un ordinateur via certains logiciels d'astronomie, on peut également le faire par Internet.

Caractéristiques et propriétés


Caractéristiques techniques

Le diamètre

Le diamètre de l'objectif, en l'occurrence le miroir primaire, est la caractéristique la plus importante de l'instrument car la plupart des propriétés optiques de l'instrument en dépendent. Plus il est grand, plus il autorise de forts grossissements et permet d'observer des étoiles lointaines. Le diamètre est généralement exprimé en millimètre pour les instruments du commerce, quelquefois en pouces (1" = 25,4 mm). Contrairement à ce que pensent les novices, un télescope de grand diamètre ne suffit pas à faire un bon instrument d'observation, de nombreuses autres conditions relatives tant à la qualité qu'à la stabilité doivent être tenues.

La longueur focale

Il peut s'agir de la longueur focale du miroir primaire ou de celle des oculaires. La longueur focale de l'instrument à proprement parler correspond à celle de l'objectif, elle est exprimée en millimètre ou bien doit être calculée à partir du rapport f/D.

Le rapport f/D

Le rapport focale/diamètre est le rapport de la longueur focale du miroir primaire et de son diamètre, exprimés bien sûr dans la même unité. Un faible rapport f/D donne un instrument compact, donc stable et facile à manier et transporter. Néanmoins, la précision de collimation croit comme (D/f)². En d'autres termes, un télescope ouvert à f/D=5 sera deux fois plus difficile à collimater qu'un télescope ouvert à f/D=7. Un rapport supérieur ou égal à f/D=5 est très satisfaisant ; au-delà de f/D=10, l'instrument a un champ limité mais une faible obstruction, ce qui est favorable en planétaire. En outre, les oculaires pouvant être de focale plus longue, le recul d'œil et donc le confort sera meilleur. Pour faire de l'astrophotographie un f/D de 4 sera acceptable surtout si l'on améliore le champ avec un correcteur de Ross à deux lentilles.

Propriétés optiques

Le pouvoir de résolution

Le pouvoir de résolution est la capacité d'un système optique à révéler les détails, il gagne en finesse avec le diamètre de l'objectif. Le pouvoir de résolution mesure le plus petit angle séparant deux points que l'on parvient à voir comme distincts l'un de l'autre, soit environ 1 minute d'arc pour l'œil humain. On peut le calculer fort simplement en divisant 120 par le diamètre de l'instrument exprimé en mm, Par exemple, un télescope de 114 mm de diamètre a un pouvoir séparateur d'environ 1" (120/114), un télescope de 200 mm a un pouvoir séparateur de 0,6". Toutefois, les turbulences atmosphériques, la stabilité de l'instrument et la qualité de l'objectif empêchent souvent d'atteindre la limite théorique de résolution.

On peut déterminer la taille T des détails que peut résoudre un instrument par la relation :

 

 T = tanfrac P {3600}times D

 

Où D est la distance de l'astre que l'on désire observer, et P (seconde d'arc) le pouvoir de résolution. Par exemple, un télescope de 200 mm (P = 0,6"), pourra discerner sur la Lune (D = 392000 km), des détails de 1,14 km (T).

Le grossissement

Il correspond au rapport entre le diamètre apparent de l'image à la sortie de l'oculaire et le diamètre apparent de l'objet réel. Il peut se calculer en divisant la longueur focale du miroir primaire par celle de l'oculaire. Le grossissement ne révèle de détails supplémentaires que dans la mesure où il permet de surmonter le faible pouvoir de résolution de l'œil. Au-delà de la limite de résolution de l'instrument, le grossissement ne révèle plus d'autres détails que les défauts de l'image et induit une diminution de la clarté. A contrario, un faible grossissement permet d'observer un large champ du ciel, ce qui peut être mis à profit si l'instrument a une clarté suffisante, ou pour l'observation de la Lune et du Soleil. Un faible grossissement nécessite un instrument de courte focale, préférable à l'utilisation d'oculaires de longue focale qui peut entraîner une perte de clarté (pour des conseils plus précis, voir Observation du ciel et Astrophotographie).

La clarté

La clarté augmente avec le diamètre de l'objectif, elle est théoriquement proportionnelle à la surface de la section du télescope, diminuée de l'obstruction du miroir secondaire. On peut calculer un facteur approximatif en divisant le carré du diamètre de l'objectif à celui de la pupille (environ 6 mm dans le noir). Par exemple, si un télescope a un diamètre de 114 mm, il collectera 361 fois plus de lumière que l'œil (1142/62). Toutefois, la luminosité des images dépend aussi du grossissement, sauf pour les étoiles qui fournissent toujours une image ponctuelle. Les astres diffus, tels que les nébuleuses ou les galaxies, doivent donc être observés avec des instruments ayant un faible rapport f/D pour pouvoir appliquer de faibles grossissements. L'œil humain n'est plus guère utilisé comme « capteur » direct. L'ancienne plaque photographique est remplacé par des capteurs électroniques dont le rendement est actuellement proche de 100 %.

Achat

Avant de se jeter sur le petit instrument de l'opticien du quartier, il est utile de vérifier quelques points :

  • Tout d'abord, chercher l'instrument au diamètre le plus adapté selon votre expérience : n'achetez pas un instrument trop lourd et trop puissant pour commencer, un bon 114/900 ou 150/900 par exemple fera l'affaire du débutant. Le premier chiffre correspond au diamètre en millimètres du miroir du télescope et le second à la distance focale de ce miroir, ce qui caractérise la "puissance brute" du télescope. Ces indications peuvent être différentes selon le type de télescope utilisé, soit Cassegrain, Newton ou réfracteur.
  • Les arguments de vente basés sur le grossissement sont des leurres : on peut obtenir, en théorie, n'importe quel grossissement avec n'importe quel instrument. Le vrai facteur limitant d'un instrument est généralement la quantité de lumière qu'il peut collecter, c’est-à-dire son diamètre ; gardez à l'esprit que l'on cherche souvent à observer des objets très peu lumineux mais pas nécessairement très petits.
  • Vérifiez que la monture est stable, et que l'instrument est équipé d'un chercheur et d'oculaires corrects, de type Plossl par exemple.
  • Finalement, il est toujours utile de se renseigner dans un club d'astronomie ou encore auprès d'un passionné.

Construction

La construction d'un télescope complet est aujourd'hui réalisable assez facilement si l'on ne manque pas de patience et d'une certaine aisance concernant les travaux manuels. Elle se divise généralement en deux étapes :

  • la réalisation des pièces optiques ;
  • la réalisation mécanique du télescope (structure, monture, etc.).

Pour la réalisation des pièces optiques il faut s'armer de patience et de persévérance, mais surtout avoir la possibilité de travailler dans un local relativement propre, exempt de poussières en suspension.

Pour la mise en œuvre de la partie mécanique, un peu d'ingéniosité sera utile, l'accès à de l'outillage d'usinage constituera un plus notable mais n'est pas indispensable.

Comme tout projet, il importe de bien le définir au préalable et de demander conseil auprès de connaisseurs, dans les clubs d'astronomie par exemple. De nombreuses réalisations d'amateurs sont présentées sur internet.

La réalisation de l'optique est une étape assez longue mais qui ne nécessite aucun matériel spécifique qui soit inaccessible au bricoleur. Cette étape peut nécessiter une centaine d'heures de travail pour obtenir un bon miroir, le temps nécessaire dépend de nombreux paramètres, entre autres du diamètre du miroir primaire, du rapport f/d, et bien sûr de l'expérience. Tailler puis polir un miroir est un art et la précision n'est atteinte qu'après plusieurs étapes : ébauchage et taillage avec des abrasifs, polissage, et enfin déformations et tests répétés de l'optique. Il est toutefois possible et même courant d'obtenir des pièces optiques d'une qualité très supérieure (lambda/15 sur l'onde au lieu de lambda/5 classiquement) à celle que l'on peut trouver dans le commerce de l'astronomie amateur et cela pour un prix souvent inférieur.

L'instrument le plus souvent réalisé par les amateurs est le télescope de Newton, qui nécessite de tailler puis polir un miroir primaire parabolique. Les diamètres courants et raisonnables sont compris entre 150 et 300 mm avec un rapport f/d supérieur à 5. Des formules optiques plus exotiques peuvent être réalisées lorsque l'on possède une certaine expérience.

Jean Texereau a étudié ces techniques au travers de plusieurs articles publiés dans la revue l'Astronomie à partir de 1939. Ses travaux ont permis l'accès à des instruments autrement hors de porté des astronomes amateurs de l'époque. Son livre La construction du télescope d'amateur est mondialement considéré comme un ouvrage de référence. Aujourd'hui la commission des instruments de la Société astronomique de France, dont il a longtemps été le Secrétaire, poursuit son œuvre en accueillant tout astronome amateur désireux de réaliser son propre miroir de télescope à l'atelier d'optique de la Sorbonne à Paris.

Liens pour acheter un télescope

Si vous désirez acheter un télescope à un prix trés attractif, nous vous conseillons vivement le site Astroshop.de.
C'est un site allemand qui propose une multitude de télescopes et d'accessoires trés intéressants. La partie française de ce site à été traduite par ordinateur, alors merci d'être indulgent!
 

 

Les accessoires d’observation astronomique

 

 


Outre les éléments déjà décrits et évidemment indispensables à l'utilisation d'un télescope, divers accessoires permettent d'élargir le champ d'utilisation d'un instrument.

Chercheur

Ce viseur, une petite lunette généralement réticulée, doit être correctement réglé : il doit être parallèle au tube de l'instrument. Pour le vérifier, visez un objet terrestre le plus éloigné possible comme le toit d'une maison et regardez si le centre du réticule correspond au centre du champ de vision du télescope. Son but est de faciliter le pointage vers une zone du ciel grâce à son champ de vision plus large, ce qui permet de se repérer plus facilement parmi les étoiles.

Trépied

Élément dont la grande importance ne doit pas être négligée, il accueille la monture et supporte l'instrument. Pour cette raison, il doit être adapté pour supporter le poids de l'ensemble. Divers modèles sont disponibles, réalisés en aluminium ou acier, tous visant un même but : équilibrer et stabiliser l'ensemble pour éviter au maximum les risques de bascule de l'instrument (quelle que soit sa position) et absorber les vibrations.

Filtre solaire

En règle générale est également fourni un filtre solaire que l'on visse à l'oculaire. Ces filtres ne doivent pas être utilisés seuls car ils se situent près du foyer et se retrouvent confrontés à une intense chaleur qui peut les faire éclater. Leur utilisation doit impérativement être associée à un hélioscope de Herschel qui disperse la chaleur, cet accessoire est en vente dans les boutiques spécialisées. Pour se spécialiser dans l'observation du Soleil, plutôt qu'un filtre d'oculaire, il est préférable d'utiliser des filtres en verre métallisé qui se placent à l'avant de l'objectif, ils sont plus onéreux mais plus sûrs. En outre ils offrent une image plus stable et permettent de faire de la photographie sans risque pour l'appareil. (voir Observation du Soleil)

Renvoi coudé

Il permet une observation plus confortable et évite d'avoir recours à des postures peu confortables durant l'observation, principalement vers le zénith. Son utilisation n'est pas nécessaire avec un télescope du type Newton du fait de sa construction. Les renvois coudés peuvent être constitués d'un miroir ou d'un prisme à réflexion totale.

Lentille de Barlow

Une lentille de Barlow (du nom de son inventeur Peter Barlow) est une lentille divergente permettant de multiplier artificiellement la distance focale d'un instrument. Cette augmentation se fait cependant au prix d'une certaine perte de la qualité de l'image, dans la mesure où l'on ajoute une lentille au système. Cette dégradation se situe au niveau d'une perte de la luminosité (de l'ordre de 0,4 %, cependant, avec un traitement anti-reflets moderne), et de l'aberration chromatique introduite par une lentille simple. Cependant, les lentilles de Barlow modernes sont aujourd'hui constituées de deux lentilles (lentille de Barlow achromatique), voire trois (lentille de Barlow apochromatique), ce qui permet de réduire ce dernier défaut. Certains multiplicateurs de focale dérivés de la lentille de Barlow comportent quatre lentilles.

La lentille de Barlow allonge la distance focale à laquelle se forme le foyer-image. Elle s'utilise en complément de l'oculaire, dont elle permet de multiplier le grossissement par le coefficient (généralement 2, mais aussi 3) qui la caractérise. Celles vendues avec les télescopes sont souvent de mauvaise qualité. La lentille de Barlow doit être constituée d'un doublet ou triplet achromatique pour ne pas altérer l'image et son utilisation doit être réservée à la Lune et aux planètes. Son intérêt est d'éviter d'utiliser les lentilles de très courtes focales qui sont coûteuses et fragiles (moins de 5 mm). Elle sert principalement à rejeter le plan focal résultant en dehors de la monture et de pouvoir y placer, dès lors qu'il est accessible, une plaque photographique, un capteur CCD.

Réducteur de focale

Cet instrument a l'effet inverse de la lentille de Barlow, c'est-à-dire qu'il raccourcit la distance focale du foyer-image. Pour cela, il doit être placé entre l'objectif et le foyer. En diminuant le rapport f/D (voir plus loin), il augmente la luminosité sur tout le champ visuel. Son utilisation est réservée à la photographie au foyer (argentique ou numérique) et permet de diminuer les temps de pose ou d'augmenter les contrastes.

Filtre lunaire ou Filtre solaire

Ce filtre est utilisé lors de l'observation de la Lune ou du Soleil. Ces deux objets célestes sont très lumineux et peuvent créer un éblouissement. On utilise donc un filtre qui est constitué de deux polariseurs. En les pivotant on peut modifier la transparence du filtre pour l'optimiser au type d'observation que l'on souhaite faire.


 

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Oculaires
Filtres
Lentilles Barlow

 

Les différents types de télescopes

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Sélection vidéo


Un télescope utilise une formule optique qui, par la forme et la disposition des miroirs, cherche à obtenir des images de la meilleure qualité possible, tant en finesse qu'en luminosité, pour révéler le maximum de détails.

On distingue deux type de télescopes :

  • le télescope réflecteur
  • le télescope catadioptrique

Le premier emploie des miroirs pour collecter et focaliser la lumière sur l'oculaire (comme ceux de type Newton), alors que le second type se voit adjoindre une lentille mince, la lame correctrice, disposée à l'avant du tube pour accroître le champ visuel (utilisé notamment par la formule Schmidt-Cassegrain).

La lunette Astronomique

Une lunette astronomique est un instrument optique qui permet d'augmenter la taille apparente et la luminosité des objets du ciel lors de leur observation.

Équipée d'un redresseur d'image (véhicule ou prisme) elle se comporte alors en lunette d'approche : on la nomme lunette terrestre ou longue-vue marine.
 

Composition

Une lunette est composée d'un objectif et d'un oculaire disposés de part et d'autre d'un tube fermé. Le tube peut être fixe ou télescopique comme dans le cas des longues-vues de marine. L'oculaire se situe, comme l'indique son nom, du côté de l'œil, et il est de petite dimension. L'objectif se situe de l'autre côté, et est généralement de plus grande dimension que l'oculaire. 

 

Ces premières lunettes d'approche, terrestre ou astronomique, ont possédé un objectif convexe et un oculaire concave (voir description de René Descartes plus haut) dû au principe de hasard de leur invention par des lunetiers. Les plus récentes (voir description plus bas) possèdent objectif et oculaire convexes. Malgré l'Histoire, les deux systèmes conservent chacun leurs avantages :

  • oculaire concave : image droite permettant l'usage en longue-vue terrestre et raccourcissement de la longueur du tube par rapport à la focale de l'objectif. L'assemblage de deux petites de ces lunettes crée l'appareil dit jumelles de Galilée (usage au théâtre vu les faibles performances).
  • oculaire convexe : retournement de l'image (haut et bas) et allongement par rapport à la longueur de la focale de l'objectif. L'usage en lunette astronomique n'est pas gênée par ces conséquences (ni haut ni bas dans le ciel, monture mécanique pour supporter le système). Par contre, l'usage marin ou terrestre a imposé un tube télescopique et un système optique de redressement de l'image, dit véhicule composé d'un doublet ou d'un nombre pair de prismes (qui plient, raccourcissent l'encombrement) dans le cas de la lunette à prismes ou des jumelles dite de marine.

 

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On peut faire une lunette simple avec deux loupes. Une grande, à foyer assez lointain servant d'objectif, et une petite, à foyer rapproché servant d'oculaire. En effet, l'objectif et l'oculaire sont deux systèmes optiques convergents, c'est-à-dire qu'ils concentrent (focalisent) les rayons lumineux, à la manière d'une loupe. Ces deux systèmes convergents ont comme caractéristiques principales le diamètre et la distance focale. La distance focale est la distance entre le centre du système optique convergent (par exemple le centre de la lentille d'une loupe) et le foyer (le point où des rayons lumineux provenant de l'infini convergent).

 
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Type Newton

 

Télescope de type Newton

Télescope de type Newton

Ce type de télescope a été mis au point par Isaac Newton. Il utilise un miroir primaire parabolique et un miroir secondaire plan. C'est le montage le plus ancien, il est utilisé actuellement dans beaucoup de constructions d'amateurs en raison de son coût modique. D'une manière plus générale, c'est le miroir secondaire plan, incliné à 45°, qui caractérise le montage Newton (qui peut être décliné sur d'autres types de télescope) ; il permet de renvoyer l'image focale à 90° de l'axe optique près de l'ouverture du tube, ce qui rend la position d'observation plus confortable. Les miroirs paraboliques génèrent une aberration optique, dite de coma ; elle déforme les étoiles en bord de champ, ce qui réduit le champ utile.
 

 

Avantages

La fabrication des miroirs paraboliques de moyen diamètre (40-60 cm) est beaucoup plus simple et à la portée d’un amateur éclairé contrairement à la fabrication d'une lentille de diamètre équivalent. La réfraction due à l’instrument est nulle. Pas d’aberration chromatique contrairement à une lentille simple. Pour obtenir les mêmes résultats avec un instrument réfracteur, il faut utiliser des verres très spéciaux et souvent chers (doublets achromatiques, triplet fluorite).

Inconvénients

Un Newton présente une aberration que l’on appelle la « coma » (coma : chevelure, les étoiles en bord de champ ne sont plus des points) ou encore l'aigrette. Ceci limite la qualité sur les bords du champ des télescope très ouverts.

Le secondaire obstrue le champ visé et, en plus l'araignée qui le supporte, crée des figures de diffractions gênantes (mais qui permettent une bonne mise au point !), fait perdre un peu de la lumière par comparaison entre une lunette de la même ouverture, mais surtout diminue le contraste.

Ceci peut être caractérisé par l’obstruction, le quotient du diamètre du miroir secondaire par le diamètre du miroir primaire, généralement exprimée en pourcentage. En pratique on ne dépassera pas 20 % pour du visuel et 30 % pour la photographie. En deça de 20 %, la baisse de contraste est négligeable. On dit souvent qu'un miroir de 200 mm avec 20 % d'obstruction est égal à une lunette apochromatique de 160 mm, un 300 mm avec 30 % à une lunette apo de 210 mm etc. Cette règle est bien confirmée par les courbes de FTM.
 

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Type Cassegrain

 

Télescope de type Cassegrain

 

Télescope de type Cassegrain

 

Il a été proposé au XVIIe siècle par le prêtre et physicien français Laurent Cassegrain. C'est le prototype des systèmes à deux miroirs concave/convexe. Il est composé d'un miroir primaire concave parabolique et d'un miroir secondaire convexe hyperbolique. Dans le montage Cassegrain, contrairement au montage Newton, le miroir primaire est percé en son centre et l'observateur se place derrière celui-ci. Le Cassegrain présente à ouverture identique la même coma que le Newton, ce qui limitera en théorie le champ de netteté. Néanmoins ce type de télescope sera peu ouvert (F/15-F/30) et en pratique cela ne constituera pas une limitation. Compte tenu du primaire qui est parabolique comme le Newton, celui-ci pourra être aussi utilisé en Newton s'il n'est pas trop ouvert (F/4), ce qui en fait un instrument potentiellement généraliste.

Contrairement au télescope de Newton, le miroir primaire est percé en son centre et les axes optiques des deux miroirs coïncident. L'image formée peut donc être perçue par un observateur, un capteur CCD (etc.) placé derrière le télescope et non sur le côté comme dans le télescope de Newton.

 

Type Schmidt-Cassegrain

 

Télescope de type Schmidt-Cassegrain

Télescope de type Schmidt-Cassegrain

C'est une variante du type Cassegrain, très appréciée parmi les amateurs, qui utilise un objectif catadioptrique. Ce montage hybride reprend le principe du miroir primaire sphérique en l'associant à une lame de Schmidt pour corriger l'aberration de sphéricité. C'est un instrument polyvalent et qui fournit des images lumineuses et nettes sur la quasi totalité du champ. Il a l'inconvénient d'être très coûteux en raison de la difficulté à concevoir les lames de Schmidt.
 

 

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Le télescope Schmidt-Cassegrain est un dispositif optique de type catadioptrique, composé de deux miroirs, un miroir primaire concave et sphérique et un miroir secondaire convexe hyperbolique, ainsi que d'une lentille appelée lame de Schmidt. Il s'agit d'une évolution du dispositif réflecteur proposé en 1672 par Laurent Cassegrain, développée en s'appuyant sur la chambre de Schmidt développée par Bernhard Schmidt en 1931.

 


De conception proche du télescope de type Cassegrain, le télescope Schmidt-Cassegrain présente toutefois quelques particularités notables :

  • le miroir primaire parabolique sur le télescope de Cassegrain devient un miroir sphérique, plus simple et moins coûteux à fabriquer ;
  • pour corriger les aberrations sphériques engendrées par le miroir primaire, une lame de Schmidt est placée en entrée du télescope.

Type Maksutov-Cassegrain

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Ressemblant beaucoup à son homologue Schmidt, le Maksutov est toutefois pourvu d’un rapport focal plus important, ce qui l’amène à se spécialiser d’avantage dans l’observation planétaire.
Sa conception : La lumière entre par une lentille correctrice, qui sert à corriger les aberrations sphériques du miroir primaire. D’une manière générale, son système optique ne diffère pas de celui du Schmidt, et conserve les mêmes avantages et inconvénients.
 


Télescope Ritchey-Chrétien

 

Le Cassegrain donne une image dépourvue d'aberration sphérique ; le Ritchey-Chrétien inventé vers 1910, grâce à un primaire et un secondaire hyperbolique, donne une image focale également dépourvue de coma. Il reste alors l'astigmatisme et la courbure de champ, laquelle s'annule si les courbures primaires et secondaires sont égales et opposées. Compte tenu de ses qualités, c'est la formule optique la plus utilisée dans les observatoires professionnels modernes, formule à laquelle est associé généralement un correcteur de champ en quartz plus ou moins complexe afin de corriger les aberrations résiduelles.

Les quatre télescopes principaux de 8,2 mètres de diamètre du Very Large Telescope (VLT) utilisent cette configuration optique, de même que le Télescope spatial Hubble.
 

Télescope de Schmidt

 

Télescope de Schmidt de 2 m (télescope Alfred-Jensch Tautenburg, Thuringe, Allemagne

Télescope de Schmidt de 2 m (télescope Alfred-Jensch Tautenburg, Thuringe, Allemagne

La chambre de Schmidt est une chambre photographique de grande ouverture conçue pour l'astrophotographie. Elle est basée sur un miroir primaire sphérique et une lame déformée spécialement réalisée pour compenser l'aberration sphérique . La luminosité des prises est exceptionnelle grâce à un rapport f/D très faible (environ f/2).

Son rapport d'ouverture la rend parfaitement adaptée pour la photo à grand champ, mais il faut compenser l'image focale qui est une portion de sphère ; elle a longtemps été utilisée pour les études systématiques de grandes portions du ciel. La disponibilité commerciale des capteurs CCD élargit considérablement ses possibilités. Néanmoins, sa longueur qui est égale au rayon de courbure lui fait préférer aujourd'hui d'autres formules optique plus courtes à trois miroirs, donnant un champ plan et non courbé, permettant des coupoles plus petites et plus économiques.

 

Télescope à rayons X

 
En plus de la lumière visible, des télescopes étudient également dans les rayons X. Mais en raison du fait que l'atmosphère terrestre réfléchit de tels rayons, ces instruments sont embarqués à bord de satellites.
 

Télescopes à miroir liquide

Une variante très particulière est le télescope à miroir liquide : la rotation d'une cuve de mercure déforme l'interface liquide-air en une paraboloïde idéale pour un coût relativement réduit. Il ne permet naturellement qu'une observation au zénith. Ce type de télescope a été imaginé dès 1850 par Ernesto Capocci, et mis en pratique par Henry Key en 1872. Un instrument de ce type avec un miroir de 6 m de diamètre a été mis en route en 2005.

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Choisir le bon télescope

Choisir le bon télescope 

Ce petit guide est destiné au parfait débutant, à celui qui se sent attiré par les étoiles, qui veut acheter un télescope mais qui ne sait pas par où commencer… Si vous êtes pressé, vous trouverez à la fin de cet article un tableau avec une liste de télescopes pour débutants.

Alors ça y est, vous souhaitez franchir le pas ? Vous voulez admirer le ciel étoilé, mais vous ne savez pas quel télescope choisir ? Vous êtes astronome débutant et vous ne savez pas par où commencer ? Vous voulez offrir un télescope à votre petit dernier mais vous n’y connaissez rien ? Vous vous demandez combien coûte un télescope ? Ce petit guide est fait pour vous éclairer dans le choix du meilleur télescope adapté à vos besoins.

Utiliser un télescope


Tout d’abord, il faut savoir qu’un télescope, c’est comme une voiture, un vélo ou un ordinateur : pour être utilisé correctement, il faut apprendre à s’en servir. Le meilleur télescope sera donc celui que vous saurez maîtriser, ce sera celui avec lequel vous aurez fait beaucoup de pratique.
Alors, acheter un télescope, c’est bien, savoir s’en servir, c’est mieux !

Il existe pas mal de questions qu’il faut se poser avant de faire une telle acquisition :

  • Je souhaite plutôt observer des planètes ?
  • Je souhaite plutôt observer des galaxies, des nébuleuses, des amas globulaires ?
  • Je veux surtout observer la lune ?
  • Je rêve de voir le soleil en gros plan?
  • Quel est mon budget idéal pour un premier télescope ?
  • Au fait, je veux un télescope, ou bien une lunette astronomique ??
  • J’habite en ville, ou en rase campagne ?
Un télescope de marque skywatcher

Quel télescope, pour voir quoi ?


Dans la plupart des cas, lorsqu’on vient d’acquérir un télescope ou une lunette astronomique, le premier objet vers lequel on va pointer son appareil, c’est sans aucun doute la lune. Pourquoi ? Parce que c’est l’objet le plus proche de nous, et donc le plus facile à observer.

-    Bah et le soleil alors ?

Le soleil ? Bien sûr, mais alors là, ATTENTION ! Ne regardez jamais dans votre télescope en direction du soleil sans un filtre adapté, vous risqueriez de vous brûler la rétine de façon irréversible… En effet, le grossissement de l’oculaire du télescope va multiplier de façon exponentielle la lumière émise par le soleil, alors gare aux dégâts !
La lune au télescope
 
La lune, donc, constitue un début tout à fait délicieux pour l’astronome débutant. Imaginez : en temps normal, l’observation d’une pleine lune lors d’une belle nuit étoilée peut être un spectacle tout  à fait appréciable. Mais que dire d’une lune qui vous révélerait le détail de ses cratères, la beauté de ses mers, dans une résolution absolument  stupéfiante ? Eh bien, si vous lisez ces lignes, c’est que vous n’êtes pas loin d’en faire l’expérience…

-    Bon alors, si je veux voir la lune, je le choisis comment mon télescope !?

 La réponse, c’est sans doute le diamètre de l’appareil, également appelé l’ouverture. En effet, c’est le diamètre du tube qui va faire la différence, contrairement aux mauvaises publicités que l’on peut trouver parfois, qui parlent de grossissements démesurés (exemple : « ce télescope grossit 450 fois ! »). Ne faites pas confiance à une pub qui vous vanterait un télescope qui grossit des centaines de fois : la qualité de l’objet que vous observeriez reviendrait à la même chose que regarder une étoile de mer devant vous… à 50 mètres sous une eau polluée !

La Nébuleuse de la Carène, par le télescope Hubble
 
Donc, pour observer correctement la lune, il vous faudrait plutôt un réfracteur de 60 à 70 millimètres d’ouverture…

-    Un réfracteur ? Mais qu’est-ce que c’est encore que ce truc ??

Le réfracteur, en fait ce n’est pas un télescope, c’est une lunette astronomique, ou télescope à lentilles. En fait c’est plus fin qu’un télescope. La lunette constitue un très bon choix pour un débutant désireux d’observer la lune et les planètes.

Pour observer encore plus de détails sur la lune et sur les planètes de notre système solaire, un bon réflecteur de plus de 100 mm fera parfaitement l’affaire…

-    Un réflecteur ? Aha ! c’est surement un télescope, ça !

Bingo ! Le réflecteur (télescope, donc), contrairement au réfracteur (lunette) est muni de divers miroirs,  tandis que ce dernier (la lunette) est constitué de lentilles… Le télescope est plus gros que la lunette, donc relativement plus difficile à transporter si vous habitez en ville et que vous voulez partir observer à la campagne pour éviter au maximum la pollution lumineuse

-    Hein ? La pollution lumineuse ?

Hé oui ! Un des problèmes majeurs de l’astronome acharné, c’est de trouver un endroit ou la lumière artificielle des villes est le moins présente. En effet, plus vous serez proche des lampadaires de votre quartier, moins vous pourrez observer d’objets dans le ciel.

Pour se rendre compte à quel point cet aspect de l’astronomie est important, il suffit de lever la tête vers les étoiles la nuit, en ville, et observer à l’œil nu le nombre d’étoiles que l’on voit… et de faire de même en pleine campagne. La différence est édifiante…

Ciel nocturne
 
Bref, une lunette vous permettra d’observer correctement la Lune, Saturne et Jupiter en ville, mais si vous souhaitez observer galaxies, nébuleuses et autres trous noirs, il vous faudra plutôt un télescope, aller en pleine campagne, et là, vous serez comblés !

-    De quoi, de quoi ? On peut observer des trous noirs ???

Ah non désolé, ça en fait on ne peut pas !

-    Bon, c’est bien joli tout ça, mais ca ne me dit pas vraiment ce que moi je dois choisir comme télescope !

La raison est simple : il n’est pas possible d’apporter à cette question une réponse valable à 100%, car cela dépend vraiment de ce que vous souhaitez observer. Ce qu’il faut retenir, c’est que plus la taille de l’engin est volumineuse (qui a dit que la taille n’avait pas d’importance, mmmh ?), ou plutôt, plus le diamètre (ouverture) est grand, plus la capacité du télescope à recueillir de la lumière et des objets détaillés sera élevée… Ensuite, tout n’est qu’une question de moyens.

-    Ah oui au fait ! ça va me coûter combien cette affaire ?!

Le prix d’un télescope 


Si vous souhaitez offrir un télescope pour noël à un enfant, où si vous voulez débuter dans l’observation des étoiles, vous pourrez réaliser ce rêve sans pour autant vous ruiner. En effet, dans la multitude de lunettes et de télescopes disponibles sur le marché, il y en a un grand nombre parfaitement adaptés pour les débutants, et pour toutes les bourses.
Voici quelques télescopes & lunettes de notre partenaire astroshop.de  qui sont un très bon choix pour débuter :

  
Grosso modo, on peut dire qu’avec un budget de moins de 300 €, on peut se faire réellement plaisir. Par contre évitez d’acheter des engins sur des sites de ventes aux enchères ou dans des grandes surfaces (ce n’est que mon humble avis ;-), il y a fort à parier que vous soyez déçus : appareil obsolète, en mauvais état, trop peu performant…
Différents télescopes
 
Si vous avez de gros moyens financiers pour acheter un télescope, faites attention : plus l’engin coûte cher, plus il risque d’être gros (pas toujours mais souvent : problème d’encombrement, de transport…), et plus il risque d’être long à prendre en main : un peu comme un appareil photo plein de possibilités dont on n’utilise qu’un faible pourcentage.

Encore une chose qui a son importance : sachez qu’un télescope sans monture adaptée n’est pas un bon télescope.

-    Hey ! c’est un télescope, pas un cheval !

Hé ho ! Ce n’est pas parce qu’on parle de monture qu’il y a forcément un cheval ! On fait de l’astronomie ici, pas de l’équitation !
Quoique…
Nébuleuse de la tête de cheval
Nébuleuse de la tête de chaval
 

La monture du télescope


Pour pouvoir  orienter le télescope et le diriger dans la direction souhaitée, il a besoin d’une monture. Il existe trois types de montures pour télescopes :

La monture azimutale

Celle-ci est une monture de base pour les petits télescopes, elle permet d’orienter un télescope à la verticale et à l’horizontale. Elle peut très bien faire l’affaire pour un débutant. Bon à savoir, cette monture ne permet pas de faire aisément de l’astrophotographie.

La monture altazimutale

Cette monture ressemble à la monture azimutale, mais elle est techniquement plus évoluée : souvent elle est équipée d’un moteur permettant au télescope un guidage électronique permettant de suivre un objet céleste. Ce type de monture est intéressant, car sans cette motorisation, il faut constamment régler le télescope manuellement pour ne pas perdre de vue l’objet observé.

La monture équatoriale

Cette monture est quasiment la préférée des astronomes, car elle est dotée d’un axe de rotation parallèle à l’axe de rotation de la terre. Plus difficile à prendre en main que la monture azimutale, une fois cette prise en main effectuée, la monture équatoriale donne un meilleur confort d’utilisation, notamment pour suivre un astre.

Le choix des oculaires


L’oculaire, c’est l’œil du télescope : sans oculaire adapté, point de salut.  En fait, c’est l’oculaire qui s’occupe de grossir l’image, c’est grâce à lui que pourront se dévoiler sous vos yeux émerveillés  la beauté des astres…
Il est possible d’utiliser différents types d’oculaires pour le même télescope. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il existe trois tailles (en fait, leur diamètre, généralement appelé « coulant ») d’oculaires :

  • Les oculaires de 24.5 mm  (0,965 pouces)
  • Les oculaires de 31.75 mm  (1,25 pouces)
  • Les oculaires de 50.8 mm (2 pouces)

Les 24.5 mm sont largement dépassés ! Il ne faut pas les prendre : ils sont anciens et donnent une image bien mauvaise par rapport aux autres types d’oculaires.
Les oculaires les plus couramment utilisés sont sans conteste ceux mesurant 31,75 mm, c’est à dire 1,25’’. 

Différents types d'oculaires

Conclusion


Choisir un télescope, surtout lorsqu’on est tout à fait débutant, n’est pas une chose facile. Nous espérons néanmoins que ce petit guide à l’attention des débutants vous aura permis d’y voir plus clair, et de faire définitivement le bon choix pour l’acquisition de votre prochain télescope.
Nous vous présentons ci-dessous un petit tableau avec quelques télescopes que nous avons sélectionnés. Ces télescopes sont classés par niveau, le premier du tableau étant celui que nous estimons parfaitement adapté au débutant.

Liste de télescopes sélectionnés par notre partenaire Astroshop.de

Nom

Prix

Type

Image

189 €
Réflecteur / Télescope
310 €
Réflecteur / Télescope
69 €
Réfracteur / Lunette
329 €
Réflecteur / Télescope
89 €
Réfracteur / Lunette
95 €
Réfracteur / Lunette
BlackDiamond 200/1000 NEQ-5
499 €
Réflecteur / Télescope